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[CR] La campagne de Montenotte, 1796

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1 [CR] La campagne de Montenotte, 1796 le Sam 8 Nov 2014 - 1:53

Bonjour,

Voici un compte-rendu dynamique sur la campagne de Montenotte - enfin, Montenotte, Dego, Millesimo etc. Jusqu'à l'armistice de Cherasco, le scénario allant du 10 avril au 23 avril 1796.

Situation initiale.
Les Sardes et Autrichiens font face aux Français nouvellement commandés par le Général Bonaparte, un jeune à l'esprit vif mais au teint maladif qui semble avoir au moins pour talent l'art du verbe. Quelques jours plus tôt, le Directoire a ordonné à Scherer - le prédécesseur de Bonaparte à l'armée d'Italie - de dépêcher la brigade Pijon vers Gênes pour obliger la citée à verser argent et fournitures à la Révolution. Le gros de l'armée française (environ 25,000 hommes sous Bonaparte, Masséna, Laharpe, Augereau et Meynier) est concentré autour de Savona. Sérurier est à Ormea et doit faire des démonstrations avec une brigade remontant de Tende vers Coni pendant que lui-même vient menacer le centre Sarde. Pour cela, Sérurier a été renforcé d'une brigade d'Augereau.
Face à ces 40,000 Français, les coalisés peuvent compter sur 20 000 sardes sous Colli entre le Tanaro et la Bormida et sur environ 30,000 autrichiens sous Beaulieu, répartis autour d'Alexandrie (Sebottendorff), Dego (d'Argenteau) et au nord de Gênes (deux brigades de Sebottendorff sous Beaulieu). A cela s'ajoute également 8,000 hommes sous Provera placé sous le commandement de Colli. Ainsi, ce sont 43,000 hommes en ligne et 13,500 hommes en réserve qui font face aux Français en Italie.
Suite à la menace de la brigade Pijon, Beaulieu décide de prendre l'initiative en prenant des dispositions vicieuses, séparant ses forces gravement (les 2 brigades sous Beaulieu ne peuvent s'appuyer avec d'Argenteau). Son offensive prend ainsi Bonaparte de court...

La situation initiale.


L'ordre de bataille coalisé :


L'ordre de bataille français :


Tour 1 :
Le tour commence avec la météo. Le dé (3) indique du beau temps. Parfait pour les opérations.

Phase de commandement : Beaulieu ne peut commander que sa force. D'Argenteau est isolé mais pioche dans ses chariots pour ravitailler son Aile. Colli commande une petite force Sarde et envoie également du ravitaillement et des instructions précises à Provera qui sera son cheval de bataille avec 8,000 hommes (Colli est à Coni, complètement excentré et va donc perdre du temps à galoper jusqu'au croisement de Carcare). Bonaparte commande Augereau, Laharpe et Meynier - remplacé par Masséna au prix de 3 PV. Sérurier, dans une riche vallée, en profite pour fourrager, pendant que Stengel ne peut que difficilement subsister avec sa cavalerie.

Les deux généraux en chef (Beaulieu pour les coalisés et Bonaparte pour les Français - même si Colli est général en chef de l'armée Sarde) lancent 1D6 auquel ils ajoutent leur initiative : 5 pour Bonaparte et 3 pour Beaulieu. Bonaparte obtient un 2 et Beaulieu un 5 ainsi que l'initiative.

Beaulieu doit choisir une force commandée pour débuter le tour...Ce qui ne lui laisse pas franchement le choix. Il s'active donc et marche sur Gênes qu'il atteint à la mi journée du 10 avril. Autant pour l'offensive de Pijon qui est à Voltri, dangereusement isolé du reste de sa division (Laharpe).

Bataille de Millesimo
Puis, c'est Augereau qui est tiré au sort. Ce dernier a pour ordre de marcher sur les derrières de forces coalisés situées à Millesimo dans le but d'empêcher les renforts Sardes de se joindre à eux. Mais arrivant proche de Millesimo, son mouvement est repéré par les avant gardes de Provera. Ce dernier, commandé, décide de tenter une interception. Il lance 1D6 sous son initiative (2) et obtient 2. Quelle chance ! Il s'avance donc dans l'hexagone où se dirigeait Augereau, lui barrant le passage et l'obligeant au combat.



Ainsi, Augereau avec 8,000 hommes, attaque les positions de Provera qui dispose d'une force équivalente mais sur un terrain propice à la défense. Toutefois, le canon se fait entendre et Bonaparte décide de marcher au son du canon (jet de 3 sur l'initiative de 5). Bonaparte a 4 PM pour arriver jusqu'au combat...pour optimiser le temps, il utilise une marche rapide qui fatigue ses troupes mais lui permet de peser réellement dans la balance.


Arrivant sur les arrières d'Augereau, la force de Bonaparte (la division Masséna et ses 9,000 hommes) est considérée comme une force de renfort. Ayant marché de 2 PM, les 9 PF n'en valent que 4. Le ratio final est de 1,5 contre 1. Le moral est équivalent : la cohésion moyenne de 3 de Masséna devrait lui donner un avantage mais le curseur de moral est sur -1 pour un moral de 2, équivalent aux troupes de Provera. Le terrain est favorable à la défense, donnant un -1. Par contre, avec Bonaparte, Masséna et Augereau, les Français sont tactiquement très supérieurs aux autrichiens de Provera. Au final, Bonaparte a un modificateur final de +2. Le jet est de 6 pour un total de 8 : victoire totale !
Provera subit 30% de la force totale du vainqueur en pertes de PF soit 5 PF sur ses 8 et recule de 3 hex. Bonaparte avait l'avantage tactique (moral et tactique) mais pas l'avantage opérationnel (terrain et ratio) et subit 10% de la force du vaincu en perte de PF soit 1 PF. Puis, Bonaparte teste son initiative pour poursuivre et obtient à nouveau une réussite. Il dispose d'un bonus de +3 à son jet pour au moins 15 PF d'infanterie. Son jet de poursuite permet d'infliger 3 pertes supplémentaires et Provera est donc totalement détruit, laissant 3,000 prisonniers entre les mains des Français.

A l'issue du combat, la force d'Augereau est fatiguée (combat) et la force de Bonaparte est épuisée (marche rapide + combat).

Pendant le reste du tour, Colli se rapproche à marche forcée de Millesimo pendant que d'Argenteau prend position entre Bonaparte et la force de Laharpe qui remonte de Savona.

Fin de tour, Les Français subissent quelques pertes dues à l'attrition, notamment la force de Bonaparte. Mais la division Masséna retrouve un moral de 0 et les Français marquent 3 PV pour la destruction d'une division autrichienne. Ils sont alors à 20 PV (le score de départ). Il en faut 50 pour la victoire automatique.

Situation à la fin du tour 1 :



Dernière édition par Semper Victor le Sam 8 Nov 2014 - 2:07, édité 2 fois (Raison : Taille des images)

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2 Re: [CR] La campagne de Montenotte, 1796 le Sam 8 Nov 2014 - 14:05

Tour 2 :
Phase de météo, beau temps. Il y a une chance sur 3 d'avoir de la pluie...
Phase de commandement : Situation inchangée pour les Français : Bonaparte dispose de 2 divisions sous son commandement direct qu'il peut commander pour 1 point de commandement (PC). Pour la division Laharpe située à 7 PM, il doit en dépenser 2. Il ne lui en reste donc plus pour commander la cavalerie qui va subir un nouveau tour isolée.
Situation inchangée pour Beaulieu, Colli active ses deux "brigades" empilées avec lui ainsi que 2 autres, adjacentes pour un total de 3 PC.
Initiative : Bonaparte obtient l'initiative assez facilement ce tour avec un total de 7 contre un total de 4 pour Beaulieu.

Phase d'action, combat de Millesimo.
Il décide d'activer sa propre force et de tomber sur Millesimo - sans reconnaissance préalable. Il ne reste très vraisemblablement qu'une force Sarde mineure, sans quoi elle aurait tentée de marcher au combat au tour précédent. Effectivement, il s'agit de la brigade Colli (pas le même Colli...c'est juste que chez les Sardes, les Colli c'est un peu comme les Dupont...) avec 3 PF.
D'Argenteau est adjacent à ce combat et pourrait très bien marcher au son du canon...sauf qu'il n'est pas commandé et le verso de son pion indique une initiative incroyable de 0. Autrement dit aussi actif qu'un poulpe amorphe. Il entends bien le son du canon à quelques kilomètres, mais se dit qu'il n'est pas concerné...Colli est donc massacré contre 60 pertes françaises...qui ne subiront donc pas de pertes de PF.
Ce combat est certes mineur mais a une certaine importance, Bonaparte étant à présent effectivement entre les Autrichiens et les Sardes.

Combat de Voltri
Par ailleurs, Beaulieu a tout le mal du monde face à Pijon. Malgré une supériorité numérique de 2 contre 1, son attaque de front ne permet pas de faire plier les Français. En fait, le bonus final de l'attaque est de +2, comme lors de la bataille entre Bonaparte et Provera. Le combat est donc largement gagnable :
1 : défaite
2-3 : match nul
4+ : victoire.
Mais Beaulieu fait un 2, c'est une bataille indécise, dont les pertes sont calculées à partir de ses propres PF. En gros, lors d'une bataille indécise, plus vous avez de PF et plus vous subissez de pertes. Ainsi, les Français ne subissent aucune perte, les autrichiens perdent 1 PF. Tactiquement indécise, la bataille est en réalité une victoire stratégique puisque Pijon accompli l'intégralité de la mission que souhaitait Bonaparte : gagner du temps et repousser Beaulieu.

Dans le même temps, Colli poursuit son mouvement et récupère quelques forces en route. Il dispose alors de 14 000 hommes.

Bataille de Montenotte
Laharpe lui s'avance vers D'Argenteau dans le but de se réunir à Bonaparte. Les deux généraux disposent de forces équivalente. Le terrain n'est d'aucune aide aux Autrichiens. Finalement, les Français disposent simplement d'un avantage tactique certain avec l'énergique Laharpe. Ce dernier dispose d'un bonus tactique, tout comme Masséna et Bonaparte. En bref, le combat est assez équilibré, légèrement en faveur des Français qui manœuvrent mieux. Et la victoire sera française, les deux camps subissant des pertes à peu près équivalentes (en fait techniquement, Laharpe subit beaucoup moins de pertes, mais avec l'arrondit, chaque camp perd 1 PF). D'Argenteau se replie en toute hâte, mais Laharpe ne poursuit pas (échec au test d'initiative).

A Ormea, pour le deuxième tour d'affilé, Sérurier échoue honteusement à son test d'initiative (...il a pourtant 4...) et reste inactif.

Attrition : à nouveau quelques pertes dues à l'attrition. Les divisions françaises sont dépeuplées...Mais toujours mordantes et Bonaparte a tout de même rassemblé autour de lui ses 3 divisions de pointe (Augereau, Masséna, Laharpe) avec sa cavalerie un peu en arrière.
Renfort : les autrichiens choisissent l'option - couteuse en PV - de rappeler tous les renforts laissés à Alessandria en réserve soit 3 brigades d'infanterie et 2 de cavalerie - soit 13 à 14 000 hommes. Ces renforts mettront 3 tours à arriver [note : je vais certainement réduire ce temps à 2 tours...] avec le général Sebottendorff pour les conduire.


Situation à la fin du tour 2.



Dernière édition par VinceWG le Sam 8 Nov 2014 - 14:09, édité 1 fois (Raison : Phase de renfort)

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3 Re: [CR] La campagne de Montenotte, 1796 le Sam 8 Nov 2014 - 14:50

Tour 3.
Phase de météo : beau temps...
Phase de commandement :
- inchangé pour Beaulieu
- Bonaparte commande Masséna et Augereau, empilés, pour 1 PC ; Laharpe, adjacent, pour 1 PC et Stengel et ses cavaliers pour 1 PC
- Colli commande sa force pour 2 PC (4 brigades empilées) mais la dernière est trop loin pour être commandée avec 1 seul PC restant.
Initiative : Beaulieu remporte l'initiative ...

Bataille de Voltri
et attaque Voltri...et subit un nouveau résultat "bataille indécise". Après 2 jours de combat, les Autrichiens ont 1300 hommes hors de combat contre 570 français qui tiennent toujours Voltri. C'est ce qu'on appelle la faute à pas de chance pour le coup, empiré par le fait que Bonaparte et Laharpe ont tous les deux eut de la chance.

Puis, Stengel est activé et marche pour rejoindre Bonaparte à Millesimo.

Bataille décisive de Millesimo
Le chit suivant est celui de Bonaparte, qui attaque d'Argenteau à qui il ne reste que 4,000 hommes (sur 7,000 au début de la campagne...1 000 tués et blessés et 2 000 manquants suite à l'attrition). Colli entends le son du canon et teste son initiative : 2 pour une initiative de 4. C'est donc une réussite et tout comme Bonaparte, le général Sarde effectue une marche rapide. Ses 14 000 hommes en vaudront 10 000 pour le combat, pour un total de 14 000 effectifs. Bonaparte dispose de 13 000 fantassins, 2 000 cavaliers et Laharpe qui marche au son du canon (il est adjacent à la force de Bonaparte mais pas au combat) avec 6 000 fantassins supplémentaires qui en vaudront 4 000.
Pour le combat, Bonaparte ne dispose pas d'un bonus de ratio, celui-ci étant légèrement inférieur à 1,5 contre 1. Il dispose par contre d'un avantage moral, les précédentes victoires ayant progressivement remonté le moral des troupes françaises qui ont pris un ascendant certain sur les Sardes et leurs alliés autrichiens ; d'un énorme avantage tactique avec tous les meilleurs généraux réunis. Le terrain n'est pas propice à la défense. Le bonus final est de +3. Le jet de dé est de 5...c'est une victoire totale. Les coalisés sont écrasés par Bonaparte et partent en déroute, les autrichiens filant vers le nord vers leurs bases, les sardes vers Turin. Les pertes du combat puis de la poursuite (avec la cavalerie cette fois) atteignent 9,000 tués, blessés, prisonniers. L'aile de d'Argenteau est démoralisée (-2 à la valeur de cohésion) de même que Colli. Bonaparte, quant à lui, subit 2,000 pertes environ.

Avec un nouvel échec à l'initiative de Sérurier, c'est la fin du tour. Les Français obtiennent 5 PV pour la démoralisation de Colli et 3 PV pour d'Argenteau. Je n'avais pas précisé mais au tour précédent, ils avaient marqué 2 PV pour la prise de Millesimo. Les Autrichiens avaient dépensé 10 PV pour les renforts. Les Français ont donc 40 PV. Ceva - qui ne peut être tenue - tombera rapidement pour 3 PV supplémentaire. Il ne resterait plus qu'à prendre Cherasco pour obliger le roi de Piedmont Sardaigne à signer une armistice.

Toutefois, tout ne se fera pas aussi facilement. Beaulieu a toujours 5 PF contre 2 PF pour Pijon, isolé. Il pourra ensuite marcher pour menacer les lignes de communication de Bonaparte et faire sa jonction avec les renforts de Sebottendorff, descendant par Acqui. Cela va obliger les Français à maintenir des forces pour protéger leurs arrières avant de s'élancer à la poursuite de Colli. Quant à lui, il a tout intérêt à se replier directement sur Cherasco et d'y attendre Bonaparte en espérant que Beaulieu, avec environ 14 000 fantassins et 3500 cavaliers puissent menacer effectivement ses arrières.

Situation fin du tour 3. Dernier tour de cette première partie...les chats ayant foutu trop de bordel pour pouvoir poursuivre.

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4 Re: [CR] La campagne de Montenotte, 1796 le Sam 8 Nov 2014 - 19:51

Je relance une partie en la jouant moins bête et moins cavalier. En fait, ça ne s'est pas remarqué grâce à un jet de dé chanceux qui a permis à Bonaparte de prendre l'avantage, mais lors du combat contre Provera, il y avait une petite chance de défaite...le problème, c'est que les conditions de victoire sont terribles en cas de défaite de Bonaparte. L'idée c'est que l'armée n'a pas confiance en lui à ce moment-là, ne le connaissant pas. Ses généraux ne l'aiment pas plus que ça, certains (Augereau et Masséna) pensent être mieux qualifiés pour prendre sa place. Une défaite du général en chef dans cette première campagne aurait des retombées particulièrement négatives sur l'efficacité de l'armée et sa confiance en son chef. C'est pourquoi le joueur français doit tout faire pour éviter les défaites et donc faire ses premiers combat en situation de supériorité évidente, de manière à augmenter doucement le moral sans risquer de défaite. A savoir également que la division Meynier (puis Masséna) débute avec le curseur de moral sur la case -1 (décision assez arbitraire de ma part, vu la médiocrité de Meynier). Une défaite la ferait descendre à -2...très couteux également en PV.

La nouvelle partie lancée prend également en compte une petite modification. Cette fois-ci, Beaulieu est hors carte et peut commander soit son aile droite (d'Argenteau) soit son aile gauche (Sebottendorff). Il peut également choisir de venir en renfort avec les 13 500 hommes laissés à Alessandria. Cela ne coûte plus de PV. Mais si jamais il n'entre pas en renfort avant la fin de la partie, il retire des PV aux Français qui auront ratés en partie leur manœuvre. Qui plus est, il y a désormais une incertitude pour le Français sur "qui est commandé ? Sebo ou Argenteau ?" Commander Sebottendorff permet de couvrir Gênes. Commander d'Argenteau permet de se réunir aux Sardes.

J'ai également modifié un point sur l'attrition, en réduisant les effets pour les forces immobiles, mais en augmentant l'effet sur les forces épuisées ou fatiguées et sans lignes de communication.

En tout état de cause, n'hésitez pas à commenter, poser des questions etc.

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5 Re: [CR] La campagne de Montenotte, 1796 le Sam 8 Nov 2014 - 20:48

C'est un jeu maison c'est ca ?

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7 Re: [CR] La campagne de Montenotte, 1796 le Sam 8 Nov 2014 - 22:12

Jeu maison mais à vocation d'édition. J'ai déjà quelqu'un pour ce module et d'autres de cette taille en termes d'édition. J'ai d'autres campagnes en tête sans éditeur pour le moment. J'ai un graphiste qui va s'y mettre sous peu...et une petite armée de relecteurs/testeurs efficaces

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