L'Estafette - Histoire & Wargames


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

CR Aspern - Essling (NBS)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas  Message [Page 1 sur 1]

1 CR Aspern - Essling (NBS) le Mar 9 Sep 2008 - 12:57

Mon CR d'Aspern - Essling de la NBS de the Gamers.
C'est un rapatriement, mais pour une raison que j'ignore, il manque le début....



21 mai 1809. 15h00- 17h00

Les 6000 hommes de Molitor doivent faire face aux 11000 autrichiens du 6. Korps, soutenus par 52 bouches à feu. En conduisant ses soldats, le Baron Hiller est tué.
Dans NBS, pour qu'une formation attaque, il faut qu'elle réussisse à chaque tour un test de continuation de l'attaque. En cas d'échec, la formation cesse l'attaque pour se reformer un peu en arrière. Les risques d'échec augmentent si beaucoup d'unités sont en déroute, si les pertes sont importantes ou si l'état major est décimé.
Le joueur autrichien craint que son attaque ne tourne court à cause de la mort de Hiller. Il a besoin qu'elle dure encore pour permettre au 1. Korps de se joindre à l'attaque par le nord.

Mais le général Kottulinsky, qui remplace le baron Hiller intensifie au contraire l'attaque, jetant tout ce qu'il peut dans la bataille. A 15h30 et 16h00, plusieurs corps à corps furieux s'engagent. Toutes les attaques sont repoussées par les voltigeurs de Molitor barricadés dans les rues d'Aspern. Mais les autrichiens sont à deux contre un : « on aurait dit que leurs morts se relevaient, que ça ne servait à rien de viser juste. »

A 16h30, Napoléon met en mouvement la division de Legrand vert Aspern. Cette division s'arrête à la briquerie en arrière du village. Napoléon est a environ 1 km de l'endroit ou Hiller a été abattu quand il est lui même frappé par une balle. Panique, au quartier général. L'empereur est emmené à l'arrière. L'incident de Ratisbonne est encore dans les mémoires. Les joueurs devront attendre le tour de 1h du matin pour savoir ce qu'il en est de la blessure de Napoléon.

Lannes prend le commandement. Les autrichiens ne cessent pas leurs assauts (malgré l'épuisement du 6. Korps). Au nord d'Aspern, près de 20000 hommes frais arrivent. Ils ont pour ordre de traverser la digue d'irrigation et de prendre Aspern par le nord.

Le joueur français regarde impatiemment du côté des renforts : il y en a de disponible, sur l'autre rive du Danube. Mais le fleuve est en crue et le passage du pont est hasardeux. D'autant que les autrichiens qui contrôlent l'amont, jettent sur les eaux du fleuves des embarcations lestées et enflammées. Les efforts des sapeur s français permettent toutefois à une division de cuirassiers de passer.

A 17h00, deux nouvelles colonnes autrichiennes apparaissent. 38000 hommes supplémentaires. Près de 70000 hommes se concentrent pour prendre ces deux malheureux villages défendu par 15000 français (dont 9000 cavaliers) ... et qui ont perdu leur Empereur.
La situation à 17h :

Voir le profil de l'utilisateur

2 Re: CR Aspern - Essling (NBS) le Mar 9 Sep 2008 - 12:58

21 mai 1809. 17h00- 19h00

Napoléon blessé, Lannes doit assumer cette bataille dont il ne voulait pas.

Kottulinsky, le général autrichien qui a pris le commandement du 6. Korps à la place du Baron Hiller, parvient à maintenir une excellente cohésion de ses troupes et ainsi, à soutenir l'assaut sur Aspern jusqu'à 17h00, heure à laquelle le 1. Korps de Bellegarde prends la relève de l'offensive.
Le joueur autrichien a eu beaucoup de chance, car pendant trois tours consécutifs, ses chances de pouvoir continuer l'assaut étaient de 4/12 étant donné les pertes et les déroutes qui commençaient à s'accumuler dans cette formation qui avait déjà perdu son chef.

Masséna s'entête à ne défendre Aspern qu'avec la division Molitor. Il fait attendre la division Legrand sur ses positions (à la briquerie). Vers 18h00, Molitor est touché par une balle autrichienne. Le 1. Korps amène tellement de troupes fraîches que, malgré les belles résistances de la division Molitor, le quartier général du 4 corps français est menacé. Masséna donne finalement l'ordre du repli, qui ressemble à une déroute. Legrand et sa division (1-4) sont maintenant la première ligne. Aspern est pris.
Le joueur français a choisi ici de ne pas lancer de contre-attaque avec Legrand. Cela aurait été nécessaire pour garder Aspern (peut être pas suffisant). Mais cette après midi a été très dure pour ses nerfs : Napoléon blessé, le 6. Korps autrichien très déterminé, et d'énormes difficultés pour faire venir des renforts de l'autre rive du Danube. Cela explique certainement cette position défensive attentiste.

Au centre, la réserve de cavalerie autrichienne s'avance vers la digue pour tâter le français. Lasalle et St Sulpice sont au rendez vous. Petite démonstration de cavalerie sans conséquence.

Pendant ce temps, la division Boudet retranchée dans les greniers et les rues d'Essling reçoit la colonne autrichienne avec ses canons (il n'y en a que 3, mais ils sont efficaces). Les autrichiens s'arrétent à 500 m en avant d'Essling, et mettent en batterie leurs quelques 20 pièces. L'archiduc Charles n'a pas l'intention de lancer le même assaut que sur Aspern. Il vaut juste jouer du canon et occuper la droite française. Ne prendre le village que si une opportunité se présente, et attendre la 5ème colonne.

Cette colonne justement entre vers 18h00. Elle est composée de 8800 hommes d'infanterie, accompagnés par 3000 chevaux et une trentaine de bouches à feu. Commandée par Rosenberg, elle arrive sur l'extrême droite de la ligne française et a pour mission d'attaquer Essling de flanc. Avant d'entrer dans Gross Enzerdorff, Rosenberg prend peur. Des éclaireurs lui assurent avoir vu des français défendre ce village. Comme cela remet en cause sa mission, Rosenberg choisit de battre en retraite pour vérifier la situation, rendre compte et recevoir de nouvelles instructions !
Le joueur autrichien a obtenu un 2 (sur 2D6) au premier test d'attaque de corps. S'il a eu de la chance sur son flanc droit, il en a moins sur la gauche, or Rosenberg est un commandant noté 0 : le pire possible.

Voilà qui permet à Lannes de respirer (un peu). D'autant qu'une dépêche l'informe que le pont sur le Danube est à nouveau passable, et qu'en conséquence la division de Carra St Cyr (2-4) approche. Près de 7000 hommes et une puissante artillerie, pour maintenir la position jusqu'à la nuit. Peut être ...

La situation à 19h :


Voir le profil de l'utilisateur

3 Re: CR Aspern - Essling (NBS) le Mar 9 Sep 2008 - 12:59

21 mai 1809. 19h00- 21h00

En attendant la nuit.

Lannes envoie Marulaz et sa division de cavalerie légère sur la droite autrichienne. Il souhaite inquiéter le 6. Korps et ainsi ralentir l'avance des autrichiens à travers Aspern. Mais le terrain est très difficile (bois, ruisseaux, marécages, ...), la progression est donc très lente et lorsque Marulaz débouche, il fait déjà presque nuit.

Kottulinsky, commandement du 6. Korps a considéré que son objectif était atteint, et s'installe donc dans une position défensive. Dans NBS3.0, les généraux peuvent automatiquement transformer leur ordre en 'défense sur place'. De toutes façons, ce corps a souffert. Il a poursuivit l'assaut au delà de ce que l'on peut attendre d'ordinaire, il a besoin de la nuit pour se regrouper. Pourtant, Charles a l'intention de l'impliquer largement dans le combat du lendemain. Il fait donc passer des ordres de redéploiements à Kottulinsky. L'estafette, dans l'innommable cohue qui règne dans les rues d'Aspern, cherche l'état major du 6. Korps, .... et ne trouve pas son correspondant.
Lorsqu'un ordre est envoyé à un subordonné, après un temps de transit, le joueur doit tester si/quand les nouveaux ordres entrent en application. Ce jet est fonction de la qualité des commandants, des types d'ordres et de leur complexités, ... Ici, le joueur autrichien a tiré le plus mauvais résultat possible. Les ordres ne seront pas implémentés. Pire, il ne peut envoyer de nouveaux ordres avant que l'archiduc Charles ne se rendent compte que quelque chose cloche.

Le 1. Korps s'installe solidement dans Aspern, met en batterie des dizaines de pièces. Il faut empêcher une contre attaque des français (peu probable avant le lendemain) et préparer la suite de l'assaut par le 2. Korps.

Le 2. Korps justement, traverse Aspern, et se dirige vers la briquerie. Mais les français ont installé deux batteries de grosse artillerie en soutien de la 1-4. L'attaque frontale est repoussée, mais permet à une brigade de cavalerie de passer la digue et de charger les batteries par le flanc. Mais les hommes du 26ème léger forment le carré et, dirigé par Legrand repousse la cavalerie autrichienne. Les canons autrichiens tirent sur le carré, mais rien n'ébranlent la volonté de fer de ces soldats. Quelques tirailleurs s'approchent même des batteries et parviennent à mettre hors d'état de nuire un équipage. La digue ralentit la progression des bataillons-masses autrichiens, ce qui permet au français de se replier en bon ordre.
NBS3.0 récompense les attaques combinées : la cavalerie charge. L'infanterie forme le carré, et devient une proie facile pour l'artillerie, qui ébranle le carré (idéalement) avant le corps à corps avec l'infanterie. Il est donc important pour attaquer de réunir les trois armes. Et donc pour le défenseur de pouvoir contrer les trois armes.
Au centre, la cavalerie et l'artillerie à cheval des deux camps s'engagent dans une série de manoeuvres de provocations. L'artillerie française brise les charges ennemies, les tirailleurs français forcent les batteries autrichiennes à fuir. Au bilan, Liechtenstein ramènera sa réserve en arrière, allégée de 500 chevaux et 3 bouches à feu.

Les greniers et jardins d'Essling commencent à être bombardés. Conformément au plan initial, Charles ne souhaite pas lancer d'assaut sur Essling tout de suite. Mais le bombardement qui commence va se poursuivre, et reprendre le lendemain, et eprouvera durement les hommes de Boudet.

Pendant ce temps, la division de St Cyr (2-4) a traversé le pont, et s'est dirigée vers la briquerie. Lorsque la nuit tombe, Lannes et Legrand sont là bas. Les autrichiens n'ont pas réussi à tout enfoncer dans l'élan de la prise d'Aspern. Maintenant, la nuit tombe. Lannes espère que les autrichiens n'oseront pas continuer l'assaut de nuit. Il espère également que les sapeurs rendront possible la traversé de nouvelles forces, car le deuxième jour sera long.

La situation à 21h :

Voir le profil de l'utilisateur

4 Re: CR Aspern - Essling (NBS) le Mar 9 Sep 2008 - 13:04

Des photos, je ne connais pas le jeu ?

Voir le profil de l'utilisateur

5 Re: CR Aspern - Essling (NBS) le Mar 9 Sep 2008 - 15:53

Les infos sur cette série : la Napoleonic Battle Series ici :

http://www.boardgamegeek.com/geeklist/23042/item/454444#item454444

Voir le profil de l'utilisateur

6 Re: CR Aspern - Essling (NBS) le Lun 15 Sep 2008 - 21:54

21 mai 1809. 21h00- 23h00

Les assauts de nuit.

La nuit tombe. Le Prince de Hohenzollern (commandant du 2. Korps) ordonne à ses deux généraux de division de poursuivre l'assaut sur la briquerie. Les français sont sonnés, il veut profiter de l'élan imprimé par l'attaque des 6. et 1. Korps, malgré l'obscurité.
Dans NBS3.0 les assauts de nuit sont rendus délicats par trois modifications par rapport à la situation diurne :
les assauts proprement dits (les corps corps) sont plus difficiles et provoquent plus de fuyards et de dégradation du morale que le jour ;
les unités de commandement (division dans le cas présent) doivent attaquer indépendamment les unes des autres. C'est à dire que chaque division réalise un test de continuation de l'assaut. Si l'une d'entre elle échoue elle stoppe l'attaque et laisse les autres attaquer seules. L'avantage d'une organisation en corps est perdue. ;
enfin, le test de continuation de l'attaque lui même est plus difficile.

Hohenzollern ordonne donc à sa première division d'attaquer la briquerie par Aspern, la seconde division attaquera le même objectif mais par le nord, en traversant la digue.
Ce que le Prince ignorait, c'est que Lannes, las d'être sur la défensive veut profiter de l'arrivée de la division St Cyr fraîche pour contre-attaquer et stabiliser la situation. Il espère que la nuit atténuera la supériorité autrichienne en artillerie. St Cyr se voit donc confier la charge de ramener les autrichiens jusqu'à Aspern.
Les bataillons masse autrichiens ouvrent le bal. Ils chargent la briquerie, défendue par le 3ème régiment badois, de l'artillerie et Lannes. Les défenseurs repoussent les assaillants, mais la brigade Koller reflue en ordre, sans pertes véritables, prête à relancer l'attaque. Les badois devaient également défendre les jardins qui jouxtent la briquerie. (les unités nombreuses qui se déploient en ligne peuvent occuper jusqu'à trois hexagones à l'aide de marqueurs d'extension.) Dans ces jardins, par contre, le corps à corps est furieux, et les autrichiens forcent les défenseurs à partir en déroute. De l'autre coté de la briquerie, c'est le 26ème léger et Legrand doivent faire face aux jaëgers de Mayer. Après plusieurs échanges meurtriers, le 26ème perd pied, et part se réfugier à l'arrière.
Il ne reste bientôt plus rien de la division Legrand. C'est St Cyr qui doit rétablir la situation maintenant. Il lance des assauts furieux sur les deux divisions autrichiennes. Une brigade autrichienne de la 2ème division est bousculée et repasse la digue en déroute. Le général commandant cette division (Weber ?) était un remplaçant car son supérieur tué par un boulet lors de l'approche prend peur et ordonne un repli (test de continuation d'attaque raté).Deux autres attaques françaises se soldent par des massacres. Les corps à corps sont furieux et à chaque fois, les français sont mis en déroute. St Cyr est emporté dans la mêlée. De fait, l'assaut aura été bref, violent, mais bref. A 23h00 le division St Cyr se retire. Même si une division autrichienne s'est repliée, même si les morts, blessés et fuyards de toutes sortes se comptent par centaines, les autrichiens occupent le terrain. La briquerie est tombée. Lannes et Legrand s'activent à rallier leurs hommes abandonnés de Dieu.

Pendant ce temps, de l'autre côté d'Aspern, Le 6. Korps de Kottulinsky entame un mouvement rétrograde vers Stadlau. Après 3 heures de repos (ce délai a été imposé par le système d'ordre de NBS3.0 : Charles aurait souhaité agir aussi vite que possible, mais ... ) les hommes de Kottulinsky ont pour mission de longer le Danube vers le sud et de pénétrer dans le Gemeinde Au, petite colline boisée. De là, ils menaceront la gauche française. Kottulinsky pourra installer son artillerie et battre la plaine marécageuse pour soutenir les assauts du lendemain. C'est le 2. Korps qui sera en charge d'attaquer au petit jour. Mais, les brigades s 'égarent, dans la plaine plongée dans l'obscurité. (Dans NBS3.0, la nuit, les mouvements qui ne sont pas effectués le long de repères – routes, rivières, autres troupes ... - peuvent provoquer l'égarement. C'est alors à l'adversaire de dépenser un certain nombre de points de mouvement pour cette unité). Une brigade se retrouve même engluée dans un marécage.

Un peu plus au sud, Marulaz et sa division retourne sur les arrières français, après une petite escapade sans effet et sans avenir.

Au centre, les deux grosses formations de cavalerie attendent. La nuit sera tranquille pour elles car les capacités de la cavalerie sont très réduites dans l'obscurité.

A Essling, Boudet a pu récupérer une demi-batterie qu'il place dans le Grand Jardin. Au matin, il pourra se lancer dans un duel d'artillerie avec les batteries autrichiennes qui se sont installées au crépuscule. Sinon tout est calme.

Tout au loin, Rosenberg a reçu l'ordre de se remettre en mouvement de toute urgence. Mais le Feld Marshal croit toujours que Gross Enzerdorff est occupé par les français. Il lance des reconnaissances et ne se mettra en marche qu'après. (Le joueur autrichien par malchance n'arrive pas à faire implémenter les ordres qu'il a envoyés à cette colonne récalcitrante. Il faut pourtant qu'elle menace la droite des français à l'aube, car c'est le moment ou Essling sera attaqué!)

Le quartier général français s'est déplacer tout près du pont (il était à la briquerie). La division de Nansouty (grosse cavalerie de la garde) ainsi que l'infanterie de la garde ont pu traverser. L'arrivée de ces deux divisions donneront elles à Lannes la possibilité de redresser la situation ?

La situation à 23h :


Voir le profil de l'utilisateur

7 Re: CR Aspern - Essling (NBS) le Lun 15 Sep 2008 - 21:57

21 mai 1809. 23h00 - 22 mai 1809. 01h00

Emperor's Return.

Lannes et Legrand redoublent d'effort et parviennent vite à rallier l'essentiel de la division Legrand. Vers minuit, les troupes françaises reprennent la direction de la briquerie. Malgré les furieux corps à corps des heures précédentes, il semble que Lannes ne s'avoue pas encore vaincu autour de la briquerie.
Les autrichiens des 1. et 2. Korps, exténués par 10 heures de combat, ayant accompli la mission que l'archiduc leur avait assignée organisent la défense d'Aspern et de la briquerie, et pensent leurs plaies.
La seconde division du 2. Korp termine sa retraite au nord des combats.
Le 6. Korp continue sa manoeuvre dans la nuit. Une brigade est perdue dans les marais et attend le jour pour faire le point ....
Le reste de l'armée autrichienne reste immobile.
Vers minuit, Bessières, ne supportant plus la situation, refuse de continuer à obéir à Lannes et décide de ramener toute la cavalerie sur l'île de Lobau! (Un événement inattendu tiré par le joueur français désigne le corps de cavalerie française comme sujet à un 'mauvais mouvement' - loose canon - C'est le joueur autrichien qui écrit les instructions de ce corps. Celui ci devra s'y conformer pendant un tour. Ce genre d'évènement peut également avoir lieu sur un jet catastrophique d'initiative en cours de partie.) Ainsi toute la cavalerie française se retire, vers le pont.
Mais ce mouvement reçoit vite un contre – ordre impérial! Napoléon est de retour sur le champ de bataille. Il n'a rien il est sauf! (dans les scénarii sur plus d'un jour, à 1h00 on tire pour voir ce qu'il advient des généraux blessés...).
D'un tour d'oeil, il constate la situation, il y a encore des troupes fraîches en grand nombre, de l'autre côté du Danube. Si elles peuvent traverser, alors tout est possible. ... il faut tenir. Encore un peu.

La situation à 01h00 :

Voir le profil de l'utilisateur

8 Re: CR Aspern - Essling (NBS) le Sam 20 Sep 2008 - 0:45

22 mai 1809. 01h00- 03h00

A 2h00 du matin, Lannes, Masséna, et Bessières sont en conférence de guerre avec Napoléon. (une telle conférence permet au joueur de distribuer facilement les ordres aux différents corps.) La défense s'organise. Napoléon appelle Mouton, lui confie une brigade de cavalerie, et l'envoie d'urgence épauler quelques pièces d'artillerie que le mouvement de Bessières avait laissé très menacées par la cavalerie autrichienne. (ce genre d'aide de camp – Mouton – est une façon de montrer la flexibilité de l'armée de Napoléon : le joueur français peut donner un ordre – très facilement en plus – à un tel aide de camp, qui forme une petite unité pour la remplir. L'autrichien ne bénéficie de rien de tel).
Pas vraiment de mouvement pendant cette période. La nuit est propice à la récupération des fuyards. Partout les effectifs se reforment (c'est surtout vrai pour les divisions disposant d'un abri). Beaucoup d'ajustements des batteries autrichiennes, pour défendre ce qui a été conquis.
Lorsque les premières lueurs de l'aube apparaissent, les français sont en position. Les fusiliers et les tirailleurs de la Garde Impériale au centre.
Les autrichiens par contre, n'ont pas encore atteints leurs positions (6. Korps) ou ne se sont pas encore mis en mouvement (Rosenberg -perdu dans la pampa-, Rohan -coincé devant Essling- et la deuxième division du 2. Korps – encore secouée par son assaut sur la briquerie).

Voir le profil de l'utilisateur

9 Re: CR Aspern - Essling (NBS) le Sam 20 Sep 2008 - 0:46

22 mai 1809. 03h00- 05h00

Le deuxième jour commence par une canonade. L'artillerie des deux camps s'en donne à coeur joie. Les greniers d'Essling sont sévèrement touchés. Mais les hommes de Boudets ne cèdent pas. (C'est une des caractéristique de NBS. Les troupes au moral élevé sont là pour se faire tuer sur place. Les troupes avec un moral faible s'en vont voir ailleurs avant qu'il n'y ait trop de casse.)

Le 6. Korps parvient à s'extraire des marécages, atteint les bois du Gemeinde Au (une petite reserve de chasse pour la famille d'Autriche) après avoir traversé de petits ruisseaux. Charles voulaient qu'ils soient en place à l'aube pour canoner les français. Lorsqu'ils arrivent vers 4h30 du matin, les français sont en place, les bombardent et les harcèlent (tirailleurs).
En effet, Napoléon a confié un corps ad hoc à Lannes (essentiellement composé de la division 1-4, de Legrand jusqu'ici relativement épargné). Le mouvement des autrichiens ayant été remarqué, Lannes est envoyé sur la gauche pour stopper cette colonne. La rapidité de l'execution permet aux hommes de Lannes d'être là à l'arrivée des premiers autrichiens. Ceux ci, surpris sont mis en désordre et même en déroute. Le reste de la colonne s'étire encore dans les bois, ruisseaux ... en arrière.

Napoléon envoie également Rapp (un aide de camp) avec les fusilliers de la garde sur les arrières de Lannes.
Au centre, la division de St Cyr (2-4) s'installe avec une rangée de canons qui battent le grand découvert qui la sépare de la briquerie évacuée pendant la nuit.

L'empereur s'avance avec Mouton et les tirailleurs de la garde vers Essling, pour terminer de mettre en place son dispositif. La droite est en effet encore faible car seule la division de cavalerie l égère de Marulaz et en ordre au sud d'Essling.
Or la dernière colonne autrichienne (Rosenberg) s'est finalement mise en mouvement et approche d'Essling par l'est. Le feld Marshal a ordre d'entrer dans Essling. Mais il est inquiet car l'artillerie de la garde (qui est restée sur la Lobau) lui fait déjà perdre beaucoup d'homme.

Le reste de l'armée autrichienne est immobile. Mais qu'attendent ils ?


La situation à 05h00 :
(j'ai omis la pluspart des flèches de déplacement des français, il y en aurait eu partout.)

Voir le profil de l'utilisateur

10 Re: CR Aspern - Essling (NBS) le Sam 20 Sep 2008 - 0:47

22 mai 1809. 05h00- 06h30
Les cavaleries s'affrontent.

La canonade qui a débuté au léver du jour se poursuit. Elle s'intensifie même car de part et d'autre, les artilleurs mettent beaucoup d'ardeur dans leurs salves. Beaucoup de pièces autrichiennes sont démontées lorsqu'elles se mettent en batterie sur le Gemeinde Au. Les batteries de la garde impériale mettent à mal le mouvement offensif de Rosenberg. Une grande batterie autrichienne pilonne avec insistance les greniers d'Essling dans lesquels les gravats, les morts et les bléssés s'ammoncellent. Vers 5h30, un boulet tiré à longue portée roule et heurte le maréchal Masséna qui était en reconnaissance à l'extrème nord du dispositif français. Sa jambe est perdue, sa vie en danger.... Molitor assume désormais le commandement du 4ème corps.

Le 6. Korps progresse très lentement dans le Gemeinde Au. En plus des tirs d'artillerie il doit faire face au harcelement des tirailleurs de LeGrand. Vers 6h30, l'énorme 2. Korps autrichien, se met en mouvement vers le sud. Il s'engage entre le Gemeinde Au et les marécages. Cette colonne de plus de 11000 hommes s'approche du corps de Lannes déjà au contact du 6. Korps. Mais Lannes est près, de nombreuses pièces d'artilerie attende la colonne. Et une brigade de la garde impériale menée par Rapp a été envoyée par l'Empereur.

Sur l'autre aile, Rosenberg lance sa cavalerie lourde sur les cavalier de Marulaz alors seul pour recevoir tout un corps autrichien. Les 1100 cuirassiers autrichiens parviennent à repousser les 2000 cavaliers de Marulaz. Essling n'est plus gardé de ce coté. Mais une autre brigade de cavalerie, un peu trop au sud de sa position initiale, est prise pour cible par l'artillerie de la garde. La brigade panique et .... Rosenberg aussi. Il ordonne à tout son corps de battre en retraite.

C'est à ce moment que Bessières, (remotivé par Napoléon) lance tout son corps sur cette aile. Il engage la poursuite des autrichiens qui tente de couvrir la retraite par leur cavaliers. Mais cette fois, les cuirassiers d'Espagne, soutenue par des batteries d'artillerie attelée téméraires mettent en pièces la cavalerie de l'aile gauche autrichienne.
Rohan qui a ordre d'attaquer Essling depuis l'aube, hésite toujours à se lancer dans la bataille. Il envoie sa cavalerie pour soutenir Rosenberg mais les cuirassiers français n'en font qu'une bouchée.
Rohan préfère s'abstenir d'attaquer, jugeant que Rosenberg fait tout échouer par son imcompétence.
L'archiduc Charles se décide à aller en personne mettre les choses au points.
Le temps ainsi gagné par les fançais permet à Curial et à sa division de la garde d'entrer dans Essling et de s'y installer.

Au centre, rien de nouveau.


La situation à 06h30 :

Voir le profil de l'utilisateur

11 Re: CR Aspern - Essling (NBS) le Sam 20 Sep 2008 - 14:48

Fabuleux compte-rendu !


_________________
« Quis custodiet ipsos custodes ? » Juvénal.

http://www.fredbey.com/
Voir le profil de l'utilisateur http://www.fredbey.com/

12 Re: CR Aspern - Essling (NBS) le Sam 20 Sep 2008 - 15:28

Je trouve aussi le jeu très bien

Voir le profil de l'utilisateur

13 Re: CR Aspern - Essling (NBS) le Sam 20 Sep 2008 - 21:59

Vers 5h30, un boulet tiré à longue portée roule et heurte le maréchal Masséna qui était en reconnaissance à l'extrème nord du dispositif français. Sa jambe est perdue, sa vie en danger....

C'est Lannes qui va affronter Wellington à Fuentes de Onoro Shocked :lipsrsealed: Arrow

Voir le profil de l'utilisateur

14 Re: CR Aspern - Essling (NBS) le Dim 27 Mai 2012 - 15:32

FVM a écrit:Mon CR d'Aspern - Essling de la NBS de the Gamers.
Wouaw, quel CR et quel jeu, NBS... thumbs up

Voir le profil de l'utilisateur

15 Re: CR Aspern - Essling (NBS) le Lun 28 Mai 2012 - 10:56

cruchot a écrit:
Vers 5h30, un boulet tiré à longue portée roule et heurte le maréchal Masséna qui était en reconnaissance à l'extrème nord du dispositif français. Sa jambe est perdue, sa vie en danger....
C'est Lannes qui va affronter Wellington à Fuentes de Onoro Shocked :lipsrsealed: Arrow
Et ce sera peut-être mieux que Massena en Espagne, indécis, mal inspiré, traînant sa maîtresse dans les camps, bref commettant beaucoup de fautes pour de multiples raisons, à Buçaco (refus obstiné de l'attaque de débordement), et à Fuentes de Onoro notamment (là il est "absent" au moment décisif), avec en prime aussi (mais c'est en partie aussi un feedback de l'attitude de Massena...) le manque de coopération des autres généraux, notamment Bessières.

Pour en revenir à NBS je suis en train de le tester dans sa version gratuite avec la bataille de Montebello, téléchargeable ici (il suffit d'imprimer la carte qui fait 3 pages en A4, de découper les pions et de les coller sur des bouts de cartons, les pions n'étant pas très nombreux): Montebello gratuit

Et les règles 3.0 de NBS sont ici :
En anglais: NBS rules 3.0
En français: NBS règles 3.0

Les 7 dernières pages des règles 3.0 résument la séquence de jeu sous forme de tableaux extrêmement pratiques qui contiennent toutes les tables, avec des renvois numérotés vers le corps de la règle, une formule que l'on souhaiterait vraiment voir dans d'autres jeux! Cela éviterait de devoir piocher dans les règles au hasard, ce qui est usant et vraiment cass-c... à la longue). Whistling

NBS est un jeu que je découvre depuis 10-15 jours en m'investissant dans l'étude des règles, et c'est vrai qu'elles sont volumineuses. Je reculais devant leur ampleur ces dernières semaines, mais j'ai découvert récemment les tableaux récapitulatifs des 7 dernières pages, qui m'ont décidé à passer le pas et à essayer le jeu. Je crois que ça en vaut la peine car le niveau de simulation des guerres napoléoniennes de NBS est tout simplement époustouflant! thumbs up J'ai essayé deux autres jeux napoléoniens, Vive l'Empereur et Jours de Gloire, qui m'ont bien plu, car ce sont de bons jeux, mais là franchement avec NBS on est clairement au dessus question fidélité historique. Mais... il y a un prix à payer! Cela demande un effort personnel dans l'acquisition des règles qui est plus important que dans d'autres jeux car elles font au total 54 pages (35 pages pour Vive l'Empereur, 20 pour JdG), avec pas mal de digressions sur des points d'Histoire il est vrai (très intéressantes d'ailleurs). On n'a rien sans rien. Ceci dit j'ai commencé le wargame début mars alors je ne vois pas ce qui retiendrait un gars plus expérimenté. Ce wargame reste un jeu, qui procure d'après ses fans de fortes émotions, mais il relève presque de la simulation historique finalement... Cela tombe bien, la simulation c'est d'abord ce que je recherche, le ludique venant juste après. Smile

Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé


Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut  Message [Page 1 sur 1]

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum