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[CR] Ardennes 44 (GMT Games): Twilight of the Panzerdivisionen

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Position de départ:

du sud vers le nord en 3 images, la carte regarde de l'est  vers l'ouest.





1  la 7e Armée de Brandenberger

Son rôle est de tenir le flanc sud sur la Sauer river et de la Sure river, pour protéger la progression
de la 5th Panzer armée  de Hasso Von Manteuffel, fer de lance du sud.








2  La 5e Panzerarmée de Hasso von Manteuffel (un Junker, très compétent, mais pour Hitler, c'est la 6e SS panzer armée qui aura le premier rôle)

trois corps d'armée la constituent:

Le puissant 47e Panzerkorps avec deux panzerDiv , les Panzer Lehr et  2e panzer divisionen, soutenu par la 26 VG
Le 58e panzerkorps avec la 116 panzer div et 560 VG
Le 66 Korps avec les 62e et 18e VG.






3 La 6e SS panzer armée de Sepp Dietrich (un reître brutal, loyal envers son maître mais surestimé, pur produit de la SS)


Avec le 1 SS panzerkorps : et la fameuse Liebstandarte Adolf Hitler, la "garde " du Führer   dont le kampfgruppe Peiper (le lansquenet de Hitler, à peine 30 ans
et déjà un sillage de mort impressionnant sur le front russe), et trois divisions de Volksgrenadiers 12, 277 et 326 ainsi que la
3e Fallschirmjager , des paras qui n'ont que le titre à défaut de la valeur des divisions de leurs ainés.

D'autres panzer divisionen sont en réserves  (12SS, 2SS , 9SS, 9 PZ 11 PZ, 3PZG, 15 PZG)
ainsi que 3 brigades de panzers.




Hitler voulait atteindre la Meuse et la traverser pour ensuite aller prendre Anvers….., que propose Simonitch en termes de victoire ?

1 prendre  20 points de victoires sur la  grande carte EST.

2 Remplir au moins un objectif parmi:




A/ Prendre Liège




B/ Contrôler au moins 8 points de victoire sur la carte Ouest
C/ Occuper au moins 4 villes ayant un pont sur la Meuse (Givet, Dinant, Namur, Andenne, Huy, Amay).
D/ Sortir au moins 24 points de combat hors de la carte au delà de la Meuse, vers l'est ou le nord est.


On voit que les objectifs sont sur la moitié nord de la carte est, et donc dans l'axe de la 6e PZ armée  SS…, la 5e PZ étant là pour faire écran aux contre attaques US venant du sud.
Problème, les américains ont de bonnes  positions fortifiées au nord, le centre étant une sorte de zone de repos pour divisions éprouvées en plus d'avoir une ligne de front moins fournie, cela va avoir des conséquences ...

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Merci Eric

Excellent
Avec Vassal c'est beaucoup plus net, et tes ajouts en rouge permettent de bien visualiser les choses.

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1er jour  (tours 1 et 2)   16 DECEMBRE 44





La 7e armée a réussi à franchir la Sauer et à prendre Echternacht (1 PV), et l'Our à Fouhren au prix de la perte de la 11e bde de sturmgeshutz .
Mais les autres villages sont toujours aux mains des américains.
La 5FJ est aux portes de Diekirch.

Mais l'objectif de la 7e (protéger le flanc sud de la 5e Panzerarmée) est atteint.





La 7e PZ Armée de Manteuffel est parvenue à s'emparer du pont de Gemünd, la Pz Lehr va pouvoir traverser l'Our
malheureusement le pont de Dasburg a sauté juste devant les hanomags de la 2e Panzer qui se retrouve bloquée par la rivière Our de même que la 116e PZ, un bataillon de la 28e Div  US ayant fait exploser le pont de Ouren devant les Panzer IV de la 116e PZ.

Manteuffel pense qu'il faudra un jour de plus pour que ses trois panzers soient à l'ouest de l'Our.






La 6e Panzer SS de Sepp Dietrich , le fer de lance de Hitler, est parvenue à prendre d'assaut les positions aménagées sur la crête d'Elsenborn, mais n'a pas vraiment progressé au cœur des lignes américaines,




Mais le Kampfgruppe Peiper a écrasé deux bataillons US et arrive devant Eppenbach défendu par des unités de cavalerie mécanisée et des Tank destroyers.
soutenu au sud par un bataillon de shermans.

Peiper aurait pu foncer vers St Vith mais j'ai préféré l'envoyer vers le nord pour élargir le couloir,  déjà trop étroit,  accessible à la 6e PZ armée.
Pas loin derrière le reste de la 1ere SS et la 12SS HitlerJugend (reconstituée car détruite en Normandie, et loin de valoir celle de l'été 44) forment un gigantesque embouteillage.

La 106e div est encerclée dans le Schnee eiffel (Surrender 1, à 3 elle devra se rendre) car isolée entre la 5e PZ et la 6e SS PZ.


Le premier jour propose un gameplay assez contraint, du fait des limites géographiques de couloir  entre armées, mais les jours qui viennent vont permettre des choix cruciaux pour la suite, sur lesquels on ne pourra plus revenir.

Mais déjà les villes de Clervaux et St Vith apparaissent chacune comme la clef  d'une percée, et la 5e PZ armée est la mieux placée pour prendre Clervaux,
en partage sur St Vith avec la 6eSS.

Les pertes sont à peu près équivalentes 6 pas US contre 7 Allemands dont un de sturmgeshutz.
J'ai renâclé à me lancer dans des firefights avec les allemands pour limiter les pertes, je pense qu'il vaut mieux prendre ce genre de risques lorsque le gain éventuel en vaut vraiment la peine.

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J'attends la suite avec impatience 😀

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2e JOUR tours 3 et 4,  17 DECEMBRE 44


Suivons les acteurs principaux :

La Panzer Lehr, fer de lance de la 5e Panzer armée, et  la 1ere PZ SS Liebstandarte et la 12 PZ SS Hitler jugend formant le 1er SS Panzer Korps


1 La PZ Lehr et la situation de la 7e PZ Armée



La Pz Lehr se prépare à avancer de nuit




Elle franchit l'Our par le pont de Gemünd de nuit dans un embouteillage le long de routes forestières secondaires boueuses



Son bataillon de panthers accompagné du 901e PZ Grenadier attaque avec un regiment de la 26 VG une regiment US qu'ils repoussent.



Le Kampgruppe hésite à poursuivre le long de cette route secondaire forestière infestée de roadblocks et source d'embouteillages, surtout que le reste de la division arrive enfin .
Il est plus intéressant de prendre Clervaux plus au nord.

Le KG bifurque vers le nord






Rassemblant deux KG, Bayerlein , son chef les lance à l'assaut de Clervaux qui tombe sous la ruée des panzers qui poursuivent leur avancée le long d'une grande route.




La 2e panzer reste bloquée en arrière, ne franchissant l'Our qu'en fin de journée lorsque le pont de Dasburg  est enfin réparé.

La 116e PZ a du mal à s'emparer du pont de Ouren, malgré l'encerclement des deux régiments US qui le défendent et les pertes infligées.
La nuit tombe et les américains tiennent encore le pont.



La 62 VG, plus au nord avance lentement vers St Vith mais n'a pas les moyens d'attaquer.



2 Le 1er SS Panzer Korps




Les ordres de Hitler sont trop contraignants avec ses limites entre Armées, cet homme a décidément perdu la main.
(en réalité, cela s'explique par des questions de colonnes de ravitaillement que le jeu Last Blitzkrieg décrit très intelligemment, mais qu'ici Simonitch simule de façon plus abstraite avec ces limites)

Les 1ere SS et 12e SS Panzers sont bloquées faute de pouvoir se déployer plus au sud pour aller vers St Vith qu'elles auraient pris aisément.




Peiper mène son grand Kampfgruppe de panzers:
Un KG  de panthers de la 1 SS échoue devant d'abord les TD et cavaliers US retranchés dans Heppenbach, mais un autre KG mené par les tigres royaux repousse les shermans au prix de pertes sévères dans les deux camps.




En fin de journée les deux KG de la 1 SS sont maitres du village et les américains en retraite.




La 12e SS se prépare à avancer de nuit




Et dépasse la 1ère SS avec ses panthers en tête, ses tigres II quelques km derrière.




Le 1er Panzer Korps SS est rassemblé comme un poing de fer pour frapper comme aux plus belles heures de la Panzer waffen SS.




Les hommes de la 106e US division, désespérés et sans ressources sont obligés de se rendre (leur qualité green les fait se rendre à 3 points de Surrender seulement).



Von der Heyte et son bataillon de fallschirmjager  a été largué sur les arrières américains, mais faute de radios en état de marche, de cohésions et de pertes subies, se  retrouve hors d'état d'influer sur la bataille (le pion est éliminé).


Un crétin, je crois que c'est Himmler,  a envoyé le 653e Bataillon de JagdTigers pour une opération plus au sud (Nordwind) parfaitement inutile.

Toujours cette dispersion des forces qui mine la conduite de la guerre…




En résumé à la nuit qui suit le 17 décembre, pour  la 7e panzer armée nous avons un début de percée avec la Panzer Lehr au delà de Clervaux, suivie par la 2e panzer .
Et plus au nord une 116e Panzer encore engluée devant la rivière Our et des combats incertains au delà.

La 6e PZ SS a enfin réussi a sortir de ces maudites forêts et à déboucher en terrain plus dégagé, avec ses deux unités de panzer bien regroupées.

Il faudrait encercler St Vith ou percer vers l'ouest, voire encercler st Vith , prendre le nœud routier pour ensuite percer vers l'ouest.

Il reste 5 jours de "bon" mauvais temps...La Meuse est encore loin.

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3e Jour Tours 5 et 6   18 DECEMBRE 44


La Panzer Lehr fonce vers Bastogne, tandis que son flanc sud est assuré par la 26 VG qui a pour objectif la ville de Wiltz



Un KG fonce vers le nord , vers longvilly en esquivant (entrée et sortie d'une ZOC) un régiment de shermans de la 28th US  laissé au bon soins du KG suivant.




Mais les combats sont incertains, les TD américains stoppent les velléités offensives  des panthers et les shermans de la 28th US tiennent bon à Asselborn malgré la supériorité allemande et l'appui d'artillerie.







la 2e panzer oblique vers le nord ouest pour tenter de  percer en direction d'Houffalize, elle tombe sur un régiment US à Weiswampach qu'elle annihile

Tandis que la 116 Pz nettoie les abords du pont de Ouren.
Une fois ces deux verrous balayés Houffalize pour la 2e Panzer (au prix de lourdes pertes en panthers)  et le flanc sud de St Vith pour la 116e panzer seront à portée.




St Vith est en voie d'encerclement





Et la 2e Panzer s'élance dans une chevauchée sans entraves.


J'ai essayé de bien délimiter les objectifs de chaque panzer division, sans qu'elles ne se chevauchent ou s'entremêle, avec des axes routiers qui leur soit propres (un peu dans l'esprit de Last blitzkrieg de Dean Essig, sans chercher à optimiser l'emploi de chaque pion.






Pour les SS, c'est beaucoup plus difficile, les américains ont plus de troupes notamment des Combat Command et des régiments au lieu de bataillons.

Là aussi, chaque PZ SS a ses objectifs:
l'encerclement de St Vith pour la 1ere SS et se donner de l'air vers l'ouest (sans s'engager de façon  aventureuse pour la 12 SS.



Les panthers de Peiper subissent de lourdes pertes de la part des TD US et sont bloqués, tandis que les tigres II de la 12e SS repoussent les shermans et parviennent devant Malmédy, bien défendue par un régiment US.




Les TD de la 2e US combattent jusqu'au bout mais encerclés et assaillis de toute part, l'unité disparait corps et biens.





En fin de journée les américains parviennent à tenir les abords de St Vith  avec leur combat command des 7th et 9th armored divisions.





Et apparaissent plus à l'ouest de longues files de camions transportant les réserves alliées , les 101st "screaming eagles" et 82nd "all american" airborne divisions

la première près de Bastogne,




la seconde plus au nord vers la barque de fraiture. juste face aux deux percées de panzer de la 5e Panzer armée…


J'ai reçu en renfort de l'OKW la fuhrer Begleit, une brigade de panzer, j'avais le choix entre l'envoyer combattre à St Vith et la faire avancer dans le sillage de la Panzer Lehr ce que j'ai préféré faire.
Appuyer les percées, car faute de percées vers la Meuse, la bataille est perdue d'avance.

Mais les renforts US compliquent considérablement les choses, j'ai un choix crucial à faire avec les panzers SS:

tenter d'encercler St Vith par le nord ?
  ou prendre Malmédy pour forcer l'américain à détourner une partie de ses renforts vers le nord, et ainsi libérer un espace pour la percée de la 2e Panzer ?

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4e jour  19 décembre 44    Tour 7 et Tour 8  





La panzer Lehr est bloquée devant Bastogne où de longues colonnes de camions déversent des paras de la 101st US appuyés par des tank destroyers.

Bayerlein ne s'acharne pas à les attaquer et bifurque vers le nord ouest, vers Houffalize dans la matinée.
Le bataillon de reconnaissance s'empare de Noville.


Puis il attaque Houffalize dans l'après midi par le sud, alors qu'un Kampfgruppe de la 2e Panzer fait de même par le nord.

Le Combat command de réserve de la 10th armored division qui défendait la ville avec les engineers réussit à se replier juste à temps en plein désordre.
De nombreuses carcasses de Panthers jonchent les abords de la ville  et les rues, témoignages de la résistance américaine.

Mais les panzers de Manteuffel ont pris un important verrou.


Les américains ont bien compris la menace et font converger une partie des paras de la 82nd vers la Roche en Ardenne ainsi que sur les axes menant de Houffalize vers le nord.
La 101st elle même envoie un régiment sur Bertogne.

La F. Begleit se charge de fixer les américains sur Bastogne.






Plus au nord est, la 116e panzer a pris St Vith, le CCB de la 9th armored, entièrement encerclé est anéanti.
la ville est remplie de shermans et de panthers détruits ou abandonnés.
Le coût fut très élevé pour la 116e panzer, mais la prise de St Vith libère la 5e panzer armée et met en péril une partie des 9e et 7e armored divisions.
Le CCR de la 9e  est à son tour encerclé, perd la moitié de ses shermans en infligeant de lourdes pertes aux jagdpanzers IV de la 116e.




La 12ss a mené une avancée de nuit entre le 18 et le 19 décembre suivie d'une attaque de Malmédy  contre un régiment US et des engineers.

La ville est tombée, sa garnison surprise par les SS soutenus par des tigres II.
Les panzer grenadiers SS du 26e continuent leur avancée dès le petit jour et bousculent les engineers qui défendent Stavelot plus à l'ouest, entrant dans la ville  et les poursuivant plus à l'ouest.



Les Pz grenadiers du 25e accompagnés par les tigres font mouvement vers le nord, prennent Francorchamps, chassant les fantassins américains.
Eberlués les SS découvrent des montagnes de barils  de carburant dans un dépôt abandonné à la hâte...mais ils sont vides…





Carburant qui commence à manquer dangereusement, souvent parce que les camions ne parviennent pas à rejoindre les unités.
La 1ere SS est à court d'essence, Sepp Dietrich ayant choisi de la réserver pour la 12 SS qui est en train de percer au détriment de la 1ere SS.



Peiper est dégouté...


Mais La 3e Panzer grenadier divisionen n'est pas loin derrière la 12 SS ayant roulé jour et nuit.

Et les 9e et 2e Panzer SS approchent à l'est  et nord est de St Vith.
Les réserves de panzers sont enfin lachées



Mais Sepp Dietrich est de mauvaise humeur, le führer est mécontent, et il le fait savoir ave sa délicatesse coutumière...les panzers divisionen  les plus avancées  sont encore très loin de la Meuse  ...

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5e jour 20 Décembre  Tours 9 et 10





Bayerlein se rend compte que la route au nord de  Houffalize risque d'être très bien défendue emprunte celle de l'ouest menant à Bertogne pour contourner par le nord Bastogne, véritable nid de paras.
Il attaque dans la matinée:
Bertogne est défendu par un régiment de para de la 101st qui détruit un grand nombre de JagdpanzerIV au prix de lourdes pertes.






La panzer Lehr s'acharne dans l'après midi et semble l'emporter, mais les paras font une défense déterminée en acceptant de nouvelles pertes.

Bertogne est toujours occupé par quelques paras dans la soirée …

Ces derniers viennent de faire perdre 24h à la panzer la plus avancée.

La 2e panzer n'arrive pas à progresser au delà d'Houffalize…






Plus à l'est , loin derrière, autour de St Vith, les derniers points de résistance américains tombent les uns après les autres, encerclés, le moindre recul finit par conduire à une reddition.

La 9e PZ SS monte au front en mouvement stratégique

Les pertes américaines sont très élevées.




Pour Manteuffel, après les espoirs de la veille, la situation semble se figer à nouveau:

Non seulement les combats sont incertains, mais en plus les défenseurs américains  sont d'un autre calibre et bien plus déterminés.











Peiper récupère enfin de l'essence et se rue aussitôt vers l'ouest et attaque Vielsam avec un KG de la 1SS et de la 116e PZ.
Les défenseurs parviennent à faire une défense déterminée, Vielsam reste hors d'atteinte.


Une poche vient de  se réaliser, deux régiments américains et deux Combat command se retrouvent isolés.








La 6ss Panzer est obligée de combattre le long de routes traversant des forêts, ce qui empêche de se déployer et d'envelopper les villages tenus par l'ennemi.

La 3e PZ Grenadier est trop faible pour forcer les bouchons formés souvent d'un bataillon d'infanterie et d'un groupe de Tank destroyers embusqués dans un village.








Les tigres II de la 12 SS appuyés par les fallschirmjagers ont encerclé et éliminé un régiment d'infanterie US.
juste devant Malmédy la 2e PZ SS arrive en colonnes de véhicules s'allongeant  sur des kilomètres.


Pas  d'avancées allemandes pour les panzer les plus à l'ouest, mais celles derrière ont nettoyé et éliminé un grand nombre d'unités américaines.

Cela va finir par donner aux allemands un net avantage numérique et qualitatif, mais au prix d'une absence de percée.


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Je suis impatient de voir si Spa va pouvoir tenir ? cela semble difficile , mais peut etre des renforts US sont ils déja en route ?

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Le 6e Jour        21 Décembre 44  




L'aube saisit de blanc vallons, monts  et forêts, la neige est tombée, elle tombe encore de ci de là, solidifiant les boues qui ont tant gêné les panzers.
Il leur faut du temps pour faire chauffer les moteurs, les vétérans du front russe se rappellent de mauvais souvenirs...mais cette fois ce sont eux qui sont à l'offensive.




La neige est tombée... laissant place à un froid glacial qui fige tout   plongeant les futaies dans un silence ouaté, avant que ne retentissent à nouveau,  au loin comme en écho, les staccatos des armes automatiques.



Tour 11 Matin du 21 décembre









Manteuffel est bien mieux placé que Dietrich pour réaliser une percée, au grand dam de ce dernier.
Même Hitler a du en convenir, à la 11e panzer qui progresse vers Bastogne il a confié à la 5e panzer armée la 9e PZ SS qui avance parallèlement plus au nord vers Houffalize.





Bayerlein s'engouffre dans la brèche au nord de Bastogne, contournant la ville qu'il laisse aux soins de la brigade Führer Begleit  renforcée de la Führer Grenadier .
Il menace deux axes: le principal au sud ouest vers St Hubert et une diversion ,  nord ouest vers Rochefort.
Les américains devront couvrir tous les points, les panzers pourront se concentrer sur un seul.

Le ravitaillement manque aux brigades du führer, la FB s'en passera, mais elle était  déjà à l'arrêt, ce n'est pas si grave, mais depuis quelques jours  chaque panzer peut se retrouver à court de carburant et de munitions à tout moment, au risque de passer à coté d'une belle occasion.





La 2e panzer engage une bataille rangée dans les bois qui bordent la "Baraque de fraiture" contre les paras de la 82nd.




Ces derniers bloquent le passage malgré les assauts des panthers.


La 9e PZ SS ne pouvant apporter son soutien à la PZ Lehr et à la 2e PZ, faute de place pour manœuvrer remonte vers le nord pour encercler définitivement
les poches où se trouvent piégés un grand nombre d'unités US.







Plus au nord, Les tigres de la 12e PZ SS et ses panzer grenadiers  soutenus par des unités de la 3 PZ Grenadier tentent de forcer le passage à SPA, mais les vétérans de la Big red one ne cèdent rien, malgré un froid polaire et le manque de soutien blindé.

la 2e PZ SS n'avance plus faute d'essence.






Au sud, Hasso von Manteuffeul invective ses chefs de corps et ses divivionnaires

"Il faut percer ! Au nord de Bastogne, maintenant !  Et faire  converger à marches forcées les panzers divisionen de renforts vers ce point …
Ou il sera trop tard..."

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Tour 12     21 decembre après midi

"Mais j'ai un rendez-vous avec la Mort
   À minuit, dans quelque ville en flammes…"

(Alan Seeger)










Alors que le crépuscule noie les forêts de ses lumières bleutées, dans une ambiance apocalyptique  les défenseurs de Spa doivent reculer en hâte devant des Tigres II envahissant les rues en flammes, suivis par des cohortes de panzer grenadiers SS.




La 2 PZ SS tente, elle,   de se frayer un chemin au cœur des forêts au nord, le long d'une route unique.








La 2e panzer parvient enfin à s'emparer de positions de forêt devant la baraque de fraiture, mais la 82nd airborne bloque d'autres passages
et des combat command de la 10th et 3rd armored viennent aussitôt fermer la voie vers l'ouest.

Les 1ere SS et 9e SS ont du mal à s'extirper d'un labyrinthe de routes forestières qu'une simple compagnie  de fantassins et de chasseurs de chars  peut bloquer durant des heures…

Aussi, Hitler ordonne à Sepp Dietrich de confier la 10e SS à Manteuffel, les KG se préparent à faire mouvement de nuit sur des routes qui leur seront réservées.







Mais plus au sud,

la Panzer Lehr, fer de  lance du 47e PZ Korps, surprend un bataillon de paras en mouvement sur leurs camions, ne laisse que carcasses fumantes et fantassins en déroute, continue son chemin , contourne par le nord, prenant plusieurs axes pour esquiver les bouchons, s'enfonce plus avant vers l'ouest.
Ouvrant le passage pour la 11e panzer qui fonce en colonne vers la percée tant espérée, suivie de près par la 10e SS au cours de  la nuit.





La 4th armored, lancée par Patton, se positionne sur le flanc de la 5e Panzer armée







La Führer Grenadier attaque les faubourgs de Bastogne  mais se heurte à une résistance acharnée.





La 4th armored hésite entre renforcer Bastogne et attaquer les flancs de la Panzer Lehr, tant la percée des panzers vers la Meuse devient désormais quasiment inévitable...

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Le 7e Jour  MATIN du   22 Décembre   Tour 13







Manteuffel joue son va tout: la Panzer Lehr au sud et la 11e panzer un peu plus au nord, ses deux fers de lance, jouent de leur mobilité pour déborder et attaque de façon coordonnée les maigres forces américaines qui leur disputent le passage vers l'ouest,  les ponts sur la Meuse.

Encerclés, en infériorité sur tous les plans, sans soutiens d'artillerie, les alliés sont mis en déroute, s'enfuient dans les bois pour échapper à l'anéantissement.

Le bataillon  de reconnaissance de la 26e VG, avant garde de la Panzer Lehr entre dans la ville carrefour stratégique  de  St Hubert, dépourvue de défenseurs.




La percée tant attendue, pour les deux divisions ouvre une grande brèche dans le dispositif américain.

Patton est sommé d'envoyer d'urgence une division (la 26th) par camions vers les carrefours de Libin , Wavreille et Rochefort pour tenter d'enrayer une ruée vers la Meuse.


Il est fou de rage, lui qui se voyait en sauveur suprême, celui qui allait contrattaquer et trancher la tentacule allemande avec toutes ses forces réunies.
Mais Bradley et Eisenhower ne lui laissent pas le choix












Manteuffel avait absolument besoin d'une division de panzer le flanc sud de la percée...la 10e PZ SS !
Il pose son ultimatum: ce sera la 10e SS ou il sera obligé d'utiliser la Panzer Lehr pour étayer le flanc sud.
Sepp Dietrich ne voulait pas céder sa 10e SS, en aucun cas, il en avait besoin pour prendre la Roche en Ardenne au centre.


Hitler, veut sa percée, fut ce au prix de l'orgueil de son reître préféré, il donne l'ordre à la 10e SS de faire mouvement vers le sud, la Roche en Ardenne étant bien défendue par des paras US et des Shermans, sa prise prendrait quelques jours.






Bastogne est presque encerclé, les combats font rage dans la ville, les panzers de la Fürher Begleit et les tigres II de la 10e SS écrasent le deux tiers d'un régiment de la 101st Airborne.




Cela oblige Patton à venir au secours de la ville, dispersant un peu plus ses forces…
La contre attaque est plus que compromise .



La 6e Panzer SS ne parvient pas  à avancer, engluée dans des combats sans merci, les Tigers II peinant à tirer parti de leurs puissance dans un terrain boisé, seule la 12 PZ SS parvient à un peu progresser.

Un grand nombre d'unités américaines encerclées sont obligées de se rendre, la 7th armored est perdue ainsi que des unités de la 99th, de la 30th et des restes de la 106th.



Tout est perdu ?




Non, un homme engage ses troupes pour sauver les américains,  Monty en personne, qui se réjouit en secret de jouer l'homme providentiel, au détriment de cette baudruche égocentrique, ce fils  à papa texan insupportable de Patton…

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