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Les MYTHES de la 2GM

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1 Les MYTHES de la 2GM le Jeu 23 Aoû 2018 - 18:33

En deux volumes chez Perrin , guerres et histoire, sous la direction de Jean Lopez (Koursk, Stalingrad) et Olivier Wieviorka





MYTHE 1 :
Patton , le meilleur général américain

Par Nicolas Aubin


"Indiscutablement le plus célèbre général américain de la 2GM"
"mais célébrité rime t elle avec efficacité ?"
Pour les allemands, certainement...
"les allemands ont vu en lui leur plus dangereux adversaire"
"au printemps 1945 et surtout dans les ardennes...il confirme sa maestria"
"c'est ce génie du mouvement qui fascine ses adversaires"

"Mais il s'agit là de l'arbre qui cache la forêt, Patton ne conduit que rarement une guerre mobile"
Mais si Aucune de ses batailles n'est désastreuse, il n'y a pas davantage d'exploit.
Les succès sont mitigés"
"Surtout , jamais il ne parvient , à partir d'une situation figée , à basculer dans la guerre de mouvement qu'il convoite"


"Patton n'est pour rien dans la percée de Normandie en juillet 44...ce sont Montgomery, Bradley et Collins, qui ont planifié, déchiré le front et engagé l'exploitation, Patton l'accélère…"
"S'il a l'œil pour saisir le mouvement, il n'a pas celui des changements  de situation"
"...conduite des opérations défaillantes… plan trop ambitieux, en voulant courir deux lièvres à la fois Patton se disperse...Patton a du mal à se fixer des objectifs raisonnables...à planifier une séquence opérative réaliste"

"Il est victime de sa formation défaillante: l'incapacité des américains en général à penser les combats dans le temps étant systémique"

Il ne pense qu'à passer le Rhin le premier depuis aout 44 …"
Comme il voulait arriver le premier à Messine" un an plus tôt en Sicile, "au prix d'un raid de 250 km aussi spectaculaire qu'inutile (jusqu'à Palerme)"

"il n'est pas un stratège mais un collectionneur...conquérir une cité , franchir un cours d'eau, avaler des Km sont pour Patton une fin en soi"

"En France l'euphorie de la poursuite lui fait perdre toute mesure, il s'imagine gagner la guerre à lui tout seul , en dix jours avec seulement 9 divisions en fonçant en Allemagne pour sidérer le régime nazi"

…"une telle action isolée n'a aucun sens et témoigne d'une profonde incompréhension des dynamiques de la guerre moderne"

"Cette cécité stratégique s'explique parce qu'elle n'occupe qu'une position subsidiaire dans la pensée de Patton"

"La guerre n'est pour lui qu'une compétition"
il est qu'inquiétude  "dès qu'une autre armée lui vole la vedette"
"il en oublie la finalité militaire: détruire l'armée ennemie."

'il devient...un élément perturbateur ingérable…" avec "un pouvoir de nuisance considérable"
"Paranoïaque, il estime que les plans stratégiques qui font interagir plusieurs armées ne sont que des complots pour le priver de ses lauriers"

"Cet égoïsme s'inscrit dans la nature du personnage"
"Penchant naturel encouragé par  le système éducatif américain: l'Académie militaire de West Point n'encourage que la performance individuelle tant sportive qu'intellectuelle. Elle nourrit le mépris en incitant au bizutage.
les diplômés en sortent convaincus que l'armée est un panier de crabes où tous les coups sont permis pour faire carrière.
Il est indispensable d'y disposer d'un solide réseau" "Issu d'une influente famille d'aristocrates sudistes "...  "il intègre West Point grâce aux intrigues de son père "

"l'institution militaire est idéologiquement libérale pensant que la somme des ambitions conduit au succès collectif"

Paraitre plutôt qu'être, telle pourrait être la devise de Patton
"il n'est pas le génie militaire que l'on imagine ...une comparaison avec des officiers américains du même rang n'est pas non plus à son avantage"

"Alors pourquoi une réputation aussi flatteuse ?"

"il est avant tout un formidable communiquant"

" sur ce plan d'une étonnante modernité...un précurseur conscient de l'importance de l'image  et du poids de l'opinion publique.
"il devient une coqueluche des médias"

"la prise de Palerme, d'un intérêt nul militairement est opportune politiquement et médiatiquement ...elle fait les gros titres de la presse"

Mais l'armée américaine y trouve son compte, "en difficulté face aux exploits de la Navy dans le Pacifique" "face au lobbying de la Marine  qui veut faire basculer l'effort de guerre principal vers le Pacifique. "

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2 Re: Les MYTHES de la 2GM le Jeu 23 Aoû 2018 - 19:40

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MYTHE 2  
Montgomery: un général surestimé

Par Daniel Feldmann et Cédric Mas


"alors qu'il fut quasiment le seul général britannique victorieux pendant la 2GM, il est aussi le plus contesté"
"son caractère le rend antipathique, le personnage n'est pas social et se délecte des conflits"
"Il irrite par sa vanité "
"méprisant pour ses pairs ou Eisenhower, brandissant avec arrogance la haute opinion qu'il avait de lui même"
"trop prudent"  "sans panache" trop lent…

la comparaison avec Patton "grand communicant" "coqueluche des médias" est sans appel…

Mais ne confondons nous pas être populaire ou médiatique et être compétent ?

Monty "n'essaie pas de faire de la Wehrmacht avec des troupes britanniques"
il n'est ni fasciné ni impressionné par les allemands, considérant qu'ils ont leurs qualités et leurs défauts , qu'il intègre comme un paramètre parmi d'autres"

"il tient compte des particularités et des limites de ses troupes. Ce qui serait adapté aux allemands ou aux soviétiques ne convient pas aux britanniques"
"la pénurie d'hommes aggrave cette fragilité (de son armée)... se retrouver encerclé puis détruit serait catastrophique"

On lui reproche son
"incapacité à encercler l'ennemi"..."mais ce n'est jamais son objectif...il préfère épuiser l'ennemi jusqu'à sa destruction"

"la bataille mobile distend les communications et il perd vite le contrôle des évènements" il ne la recherche donc pas
ce faisant il prive les allemands d'opportunités pour un type de bataille où ils excellent.


"Monty parvient à rendre ses victoires inexorables .
Il dicte sa volonté à l'ennemi, qui peut retarder l'échéance mais sans espoir de se rétablir...il gagne sans poker menteur , sans panache, mais avec professionnalisme, méthode et prise de risque minimale"

"il que rarement joui de la supériorité matérielle (au dela de 3/1) qu'on lui imagine.
A El Alamein il attaque à moins de 2/1, en Normandie, il y a pendant quelques jours parité"

"il refuse de s'entêter si les combats deviennent trop sanglants ...change constamment d'axe d'attaque, ...dose et gère plus qu'il ne s'obstine"

"Comme ses méthodes n'ont ni panache , ni romantisme, elles ne font guère l'objet d'analyse serrées: ses succès restent incompris"
L'opération Market Garden "est comme la négation de ce qu'il a pratiqué jusque là"


A El Alamein
"sa compréhension des systèmes sous-tendant chacune des armées permet à Montgomery de concevoir une bataille privant les allemands de leurs avantages"
"Forcer un combat statique plutôt que mobile rend le brio tactique des vétérans de l'Afrika Korps inutile."

Y aurait il du Wellington en lui ?



"En Normandie il impose aux allemands d'engager leurs réserves blindées là où lui concentre sa puissance de feu"
"frustrer Rommel, Rundstedt ou Kluge de toute possibilité de contre offensive ou de manœuvre, voilà qui lui semble plus important qu'une percée hypothétique et vulnérable aux contre-attaques.

Privilégiant le moral de ses hommes à la possession territoriale Monty se satisfait d'une tête de pont plus réduite que prévue, dès lors qu'il peut déployer son plan et priver la Wehrmacht de ses qualités manœuvrières"
les allemands conduits "à s'user inexorablement jusqu'à la rupture
."

Au final (excepté devant Arnhem) Monty gagne toutes ses campagnes avec une armée britannique aux lourds handicaps face à une armée allemande au sommet de sa puissance"


"Pourtant il concentre des critiques qui surprennent par leur nombre et leur constance" notamment de la part des américains et des allemands
(valorisant ainsi leurs propres généraux).

Au fond, les compétences professionnelles et intellectuelles de Montgomery, sa capacité à concevoir une stratégie et à imposer à son adversaire  un type de bataille qui convient à son armée mais pas à celle de son adversaire étaient peut être trop complexes pour être comprises et surtout médiatisées.
Patton offrait une image de guerrier bien plus facile à médiatiser  comme le spectacle de chevauchées mécaniques, fussent elles inutiles voire contre productives sur le plan militaire.

Sur le plan politico médiatique, les USA prirent, au cours de la 2GM,  définitivement l'ascendant sur le monde occidental en général et sur leurs alliés britanniques,

il fallait peut être (sur)valoriser un général américain et faire mine d'avoir surestimé un général britannique...

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3 Re: Les MYTHES de la 2GM le Ven 24 Aoû 2018 - 18:22




MYTHE 3
Rommel était un bon chef de guerre

Par Vincent Arbarétier

"personnage devenu légendaire, mort en héros martyr de l'antinazisme lavant par son sacrifice l'honneur de la Wehrmacht "

"général prestigieux et apparemment exemplaire"


"A partir des années 80 le mythe se fissura"

"on lui attribua des crimes de guerre en France (1940) et en Italie ...d'anciens subordonnés révélèrent certains défauts gênants: il ne faisait pas l'économie du sang de ses hommes, comme à Tobruk de mai à juin 1941, s'entêtant à vouloir conquérir une place forte alors inexpugnable"

"il devenait facilement incontrôlable, s'en référant directement à  Hitler dont il emblait finalement très proche et ne tenait aucun compte de ses supérieurs hiérarchiques ou de ses subordonnées immédiats"

"chef charismatique…"chef de l'avant" il prenait la bonne décision au niveau tactique"
" si cette attitude convenait à un officier de troupes, aux petits échelons tactiques, elle semblait ne pas être tout à fait adaptée au commandement d'une grande unité, où la présence au sein du poste de commandement constituait la règle générale"

"Un excellent divisionnaire, il a le sens du terrain et démontre une juste intuition face à l'ennemi dans l'instant donné, toutefois, au contraire de Manstein ou de Guderian, il n'a pas le goût des grandes manœuvres sur de larges espaces.
Il n'aime pas les travaux d'état major et n'a pas de culture historique bien établie."


En France en mai 1940, après le franchissement de la Meuse, "Rommel pris la décision de poursuivre plus avant, dans une chevauchée mémorable qui devait le mener à Cherbourg en à peine plus d'un mois"

Au détriment des ordres de son commandant de corps d'armée, le général Hoth, qui avait lui aussi parfaitement compris les attendus du plan Manstein mais veillait à ce que le soutien logistique et les appuis ne manquent pas à ses subordonnées"

Lors de la 2e partie de la campagne, face aux "herrissons" de Weygand sur les axes principaux Rommel adopta alors la "Flachenmarsch", ses blindés évoluant comme une flotte de haute mer, progressant à la boussole dans un dispositif élargie ne tenant compte ni des axes ni des localités, appuyés
localement par les stukas…"

Cela s'est alors finalement bien passé mais cela aurait pu mal tourner…


"En Afrique du nord, ses compétences tactiques ne font aucun doute, mais sa valeur comme responsable d'une armée sur un théâtre -ce qu'il devint en 1942- semble toutefois souvent remise en question"

"Ses relations difficiles avec Gariboldi ou Bastico, font qu'il était devenu un officier incontrôlable"

"on lui reproche d'avoir été un fonceur , tacticien hors pair, mais complètement inconscient du poids logistique des opérations qu'il engageait"

Son choix de préférer la solution immédiate de prendre Tobruk en juin 1942 et de se lancer dans une chevauchée jusqu'en Egypte, plutôt que de patienter au profit  d'une solution stratégique d'une invasion de l'île de Malte, (verrou logistique systémique), qui ne passait pas par lui, en attesterait il ?

Sa situation affaiblie logistiquement devant El Alamein, et surtout devant un Montgomery qui sut lui imposer sa propre conception du combat,  serait elle l'illustration des reproches qui lui sont fait sur le plan stratégique ?

De même sur le front ouest "son concept de défense de l'avant sur les plages aurait pu payer, comme cela avait été le cas en Italie à Anzio, si le déséquilibre des forces n'avait été défavorable à la Wehrmacht ".


"Une fois en Normandie, Rommel a une vision tactique juste mais stratégiquement erronée"

Que pouvait il , au mieux, espérer,  d'un positionnement des panzers au plus près des plages ?
Face à l'aviation alliée, dont les fameux jabos, et à l'artillerie de marine, les panzers auraient ils pu repousser le débarquement ?
Ou se faire détruire prématurément pour simplement retarder  l'inévitable avancée alliée ?


"Rommel était il un chef exemplaire ?"

"il fit preuve d'un comportement éthique exemplaire , en Afrique."
"Adoré de ses hommes mais détesté de ses officiers...il ne supportait pas que ces derniers le contredisent"

Rommel anti nazi ?
"fervent patriote mais indifférent à la politique, même si son carriérisme l'a poussé à fréquenter certains dignitaires nazis comme Goebbels.
"A partir de l'été 1942, il connaissait l'existence de la Shoah mais refusait d'en parler publiquement et demanda plusieurs fois à ses subordonnées immédiats de ne jamais aborder ce sujet en sa présence"
serait ce un  exemple de refoulement. (je n'en veux rien savoir)

Vis à vis de Hitler qu'il fréquenta en tant que chef de sa garde personnelle avant la campagne de France il avait ressenti et exprimé de l'admiration pour celui qui avait su redonner de à l'Allemagne le goût de la victoire."

"Le stratège Hitler de 1940 avait ainsi suscité l'adhésion inconditionnelle du jeune tacticien Rommel"

"Rommel fut le général idéal sur le front méditerranéen, mais n'aurait guère fait mieux que son ancien camarade Paulus en Russie, comme l'ont montré à la fin de sa carrière ses limites dans le commandement de très grandes unités"


"Indubitablement , la légende qui l'entoure est davantage le produit de la propagande nazie, voire alliée, que celui du jugement des historiens actuels"

Le "divorce " d'avec Hitler se fit probablement  lorsque ce dernier sacrifia l'Afrika Korps pour un vain baroud d'honneur en Tunisie, plus que pour d'autres raisons plus éthiques...

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4 Re: Les MYTHES de la 2GM le Dim 26 Aoû 2018 - 18:27



MYTHE 4

Les armes miracles allemandes auraient pu tout changer.


Et s'il avaient eu plus de temps ?
Que n'aurait engendré
«  L'imagination créative des chercheurs nazis » ?

Derrière ces « Wunderwaffen », armes miracles, se profilent les mythes sur « la supériorité technologique du Reich, sa capacité à dominer tous les domaines, la main des SS dans les recherches les plus avancées … et abouties avec le char Tigre , le chasseur à réaction Me-262, et les plus délirants comme le Ratte et L'amerikabomber d'Arado »






« ...des expérimentations parfois sidérantes, à l'image du Landkreuzer P.1000 Ratten, de 1000 tonnes... »




« L'AR E-555 de la firme Arado  dont le rayon d'action ...aurait permis d'atteindre la côte est des USA »




Ou un prototype de bombardier  furtif  qui ouvrira la voie au futur B-2 Spirit américain.



« Le 5 juin 1943 Albert Speer fait allusions à des armes nouvelles...la technologie et la qualité pouvant contre balancer les masses »

« Goebells utilise le 2 juillet 1944 le terme d'armes de représailles … que diront ils lorsque nos armes nouvelles et encore plus impressionnantes  entreront en service ?»

Mais entreront elles un jour ?

Le porte avion Graf  Zeppelin ...jamais terminé »
« Le Maus, char de 180 tonnes, un seul exemplaire produit... »
« Le Focke wulf Ta-152, 40 livrés en 1945... »

« Dans ce fourre tout  41% n'ont jamais dépassé le stade de la planche à dessin ,
28% le stade du prototype, 7% celui d'une production en série »

Mais il y a de vraies réussites, « le Sturmgewehr 44,  le ME 262,  les missiles Fieseler Fi-103 (V1)
et Aggregat A4 (V2) » sans compter le Uboote type XXI.

Et  « Si le Reich avait pu survivre jusqu'en 1946, le temps de laisser aboutir les redoutables et spectaculaires projets annoncés par Goebbels ? »

« mais au printemps 1945, le reich est à bout  " de tout « seule la terreur inspirée par l'armée rouge empêche sa désintégration »

Alors, « les ingénieurs du Reich auraient ils pu parvenir AVANT à des résultats significatifs ? »
Plusieurs problèmes ont empêché cette hypothèse de se réaliser :

1 « Le régime et Hitler personnellement ont ordonné la prolifération des Wunderwaffen »
créant une dispersion des efforts.

2 « l'industrie allemande d'alors est bien loin des performances actuelles outre Rhin »
« délais de préparations insuffisants, planification erratique, bureaucratie excessive »

3 « les rivalités entre baronnies nazies »
la biographie d'Hitler de Ian Kershaw et le téléfilm « conspiration » de Frank Pierson (2001)
montrent un Reich rongé par les rivalités entre les différents services du régime nazi .
Ces rivalités  ne sont pas régulées par une autorité supérieure
(comme ce fut le cas dans les démocraties ou  en URSS).
Même lorsque le Reich se retrouva en danger de mort, ces rivalités continuèrent de plus belle.

4 « L'influence néfaste de l'armée » qui accapare la main d'oeuvre  « les militaires interviennent à tous les niveaux, réclamant sans cesse des modifications qui ralentissent les chaines de montage »
La croyance que la qualité suffit à pallier la  quantité justifie l'infernale multiplication de projets, prototypes et minuscules séries. »

L'aviation est le plus parfait exemple de la gabegie
Le Reich sort 11 000 appareils en 1940, seulement 15 000 en 1942
Le Royaune Uni passe de 15 000 à 23 000.
Les USA de 6 000 à 85 000
L'URSS de 10 000 à 34 000.

Plus la panique monte plus la passion des Wunderwaffen s'exacerbe.

Pire : « non seulement les Wunderwaffen privent le Reich de précieuses ressources , mais elles se cannibalisent entre elles ! »

Ce n'est  « pas forcément grâce à la technologie : ce qui fait la supériorité ponctuelle de certains armements allemands est plutôt du à une compréhension profonde du combat au niveau tactique »
« la technologie intervient moins que l'intelligence conceptuelle et le sens tactique ».

Exemples
«« dans les chars tourelle à 3 servants contre un homme à tout faire dans les chars français et 'l'équipement systématique en radio, qui fait la supériorité allemande du  panzer III, pas l'armement ou le blindage très moyens ».
les MG 34 puis 42, avec une cadence  de tir double de celles des MG alliées,
les STG 44 précurseurs des fusils d'assaut actuels
Les optiques des chars et canons antichars, les qualités de ces derniers  jamais égalés par ceux des alliés....

Pour le reste , « l'armée allemande est en 1945 la moins bien équipée » les panthers et tigers sont bien plus rares que les Panzer IV.

« Le Me 262 prend souvent feu au décollage ou à l’atterrissage »  ce qui peut être gênant...

« Les 30 000 V1 construits ne peuvent emporter que 2,8% du tonnage de bombes largué par les anglo américains « , la plupart sont détruits en vol...

Les  5200 V2 construits peuvent emporter  , à peine 0,54% du tonnage largué par les anglo américains en 1944 .




Seuls les 118 U Boote type XXI  construits auraient pu faire très mal, mais ...4 sont opérationnels en mai 1945, de toute façon il leur aurait fallu des bases qui n'existaient plus,
« 8 sous mariniers sur 10 ont disparu, et les alliés ont tout à fait les capacités à trouver une parade »

« Le Reich n'avait ni les capacités industrielles »  ni le minimum de régulation entre différentes instances
« ni les ressources pétrolières ou humaines pour gagner un conflit contre les USA, l'URSS et L'Empire britannique »


« Les Wunderwaffen ont été moins destinées à cibler les alliés qu'à bombarder les civils allemands  de fausse bonnes nouvelles .
Peut être les citadins survivants dans les ruines de  Dresde, Hambourg ou Berlin y ont ils trouvé du réconfort, peut être avaient ils besoin d'y croire . »

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