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[archi] Vol de l'Aigle

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1 [archi] Vol de l'Aigle le Mar 2 Sep 2008 - 20:28



Partie du 25/06/2006

Voici le CR avec quelques photos.

La Bavière, la journée du 15 avril 1809 (la veille des hostilités) :




A gauche, les deux tables d'arbitrage, à droite le champs de bataille qui sera tant redouté par certain :



Réunion d'Etat Major française (Laverdure, Serge, Skytrousers) :



Réunion d'Etat Major autrichienne (Didier, Alex, Vince, Michael) :



16 avril 1809

Quelle n’est pas la surprise de Lefebvre (VIIe corps) en ce beau matin d’avril 1809 de découvrir au levée du jour des dizaine de milliers d’autrichiens sur l’autre rive de l’Isar. Mais qu’ont donc raconté ces satanés éclaireurs qui annonçaient l’armée de Charles à plus de 50 km à l’Est.

Il faut tenir coût que coûte et il tiendra. Dès 5h du matin l’armée autrichienne se met en route. Charles accompagné de Rosenberg à la tête du IVe corps traverse en premier l’Isar sur la route reliant Passau à Straubing. Mais la marche ça donne faim, donc après 5h de marche, le IVe corps installe son bivouac pour la nuit et les hommes chassent les jolies filles dans la campagne, histoire de s'occuper. Il est 10h du matin.
Hohenzollern (IIIe corps) à Landau, dès les premières lueurs de l’aube a repéré l’agitation française sur l’autre rive. En effet c’est la panique générale dans la 3e division du VII corps de Lefebvre et le divisionnaire, Deroi, a bien du mal à maintenir l’ordre. Hohenzollern engage le combat pour tenter de traverser la rivière, mais méfiant il ne lance en premier que son régiment de cavalerie pour savoir à qui il a à faire. Comprenant la faiblesse du français l’infanterie monte rapidement au combat. Le français s’accroche et malgré cette barrière naturelle qu’est l’Isar à 13h le IIIe autrichien prend pied sur l’autre rive et à 15h le français casse au moral. C’est la fuite vers Straubing qui sera atteint par les fuyards le lendemain.

Lefebvre s'est fait déborder dès les premiers heures du jour par la déferlante autrichienne :



Le dispositif autrichien est complexe et prévoit d’envoyer un corps ou personne ne l’attend. Le Ve corps tente donc de traverser l’Isar à mi-chemin de Landau et Landshut, là où il n’y a pas de pont. Louis avait bien vu sur la carte lors de la réunion d’Etat Major qu’il n’y avait pas de pont, mais il n’avait pas été pris au sérieux par Charles. Il lui faudra donc une journée pour construire un pont de bateau et tenter la traversée. Pendant ce temps Kollowrath et Hiller lui réclame de l’aide, Louis dépêche donc un régiment de cavalerie pour voir de quoi il retourne.

Kollowrath à la tête du IIe et Hiller à la tête du VIe sont à Landshut. Le reste du corps de Lefebvre (2 divisons de fiers Bavarois et la cavalerie) tient le pont. Kollowrath et Hiller (63 000 hommes au total) aiment bien faire la guerre ensemble. Mais il y a une chose dont ils ont horreur c’est le froid. Et ce matin du 16 avril il fait froid. Ils décident donc avant d’engager les hostilités d’attendre que le soleil réchauffe un peu tout ça. A 13h, après un bon repas Kollowrath prend son courage à deux mains et part à l’assaut du pont. Lebvre décide de tenir coûte que coûte. La nuit tombante les hostilités cessent, aucun des deux n’a pu prendre le pas sur l’autre mais les troupes françaises sont éprouvées.

Lichenstein (Ier corps de réserve) traverse l’Isar à Freising, sa cavalerie en tête. Celle ci remonte facilement la route vers Abensberg sans rencontrer d’opposition. Une partie de plaisir.

Bellegarde (Ier corps autrichien) prend Munich dès la levée du jour. C’est une partie de plaisir et il remonte de suite vers le nord comme c’était prévu. Mais c’était sans compter sur la fourberie du joueur français qui déjoue l’attention des deux arbitres et fait intervenir dès le 16 avril Oudinot (IIe). Celui part à marche forcée sur Munich et prend la colonne de marche du Ie corps de flanc. La division de tête d’Oudinot engage le combat. Le Ier se désengage et se réfugie dans Munich. Oudinot décide de contre-attaquer et part à l’assaut de Munich. On se bat dans les faubourgs de la ville, chaque maison est transformée en fortin. Les combats sont d’une rare violence. A la tombée de la nuit les belligérants sont toujours face à face, épuisés et démoralisés, mais aucun des deux n’a réussi à prendre le dessus sur l’autre.

17 avril

Au petit matin le IVe corps autrichien lève le bivouac et reprend sa route. Dès 10h du matin les premiers éléments de cavalerie entre en contact avec la colonne de fuyard français au carrefour au sud de Straubing. Les fuyards viennent de Landau. Mais ce qui est étonnant c’est qu’une partie des troupes bougent pas beaucoup pour des fuyards, voir même les heures passant il y a de plus en plus de français. Charles comprend qu’il y a un gros poisson là et commence petit à petit à installer en ligne de bataille le IVe corps. Au fur à mesure que ses troupes arrivent le français se concentrent aussi. Charles est content car sa main est doté d’atout qui vont bien surprendre cet imprudent de français. La concentration française continue. Il comprend que c’est Davout, ca ne peut être que lui avec autant d’homme.
Hohenzollern (IIIe corps) remontant de Landau arrive au croisement en fin de journée. C’est maintenant 57000 autrichiens qui font face au IIIe corps français.


Mais qu'est ce que fout Napo ?



Louis (Ve) traverse enfin l’Isar. Mais au premier croisement il ne sait que faire. Charles lui ordonne de remonter au nord pour participer au combat et au sud le son du canon l’appel. Il hésite mais des contacts avec des patrouilles françaises venant du nord le détermine à remonter vers le nord.
La cavalerie du Ve est envoyée par Hiller garder le pont de Moosburg. Louis en réfère à Charles. Charles tranche, la cavalerie du Ve reste avec le Ve corps. Mais il est trop tard pour rappeler le régiment qui se trouve déjà à plus de 40 km au sud.

Au petit matin à Landshut c’est Hiller qui prend les choses en main avec des troupes fraîches. Le français épuisé ne tiendra pas longtemps. A 13h l’autrichien est sur l’autre rive et poursuit les fuyards. Mais un combat ca fatigue donc à la première taverne trouvée, Hiller fait une pause, il est 15h. Kollowrath ne s’est pas encore réveillé et campe avec ses 28000 hommes à Landshut. Il traverse quand même et essaye de détruire le pont (aussi appeler syndrome 7e compagnie).

Lefebvre à Masséna ecrit le 17/04 à 15h, remis le 18/04 à 5h : "Au secours ça craque ! Il faudrait empêcher la traversée à Moosburg et Freising"

Lichenstein (Ier corps de réserve) surprit d’avoir pénétrer si profondément dans le dispositif français alors que tout le monde se bat autour de lui, préfère reculer.

A Munich Bellegarde et Oudinot sont face à face, chacun léchant ses plaies et rongeant son frein.

Nuit du 17 / 18 avril

Davout, dont une des divisions est restée en garnison à Rastibonne, fait preuve d’intuition et lève le camp au milieu de la nuit. Il file sur Rastibonne à marche forcée. Au lever du jour il sera déjà très loin de Charles. A 2h du matin il pénètre dans Straubing et les fuyards de Lefbvre (3e division) voient passer avec étonnement Davout.

18 avril

A Straubing, la 3e division du VIIe de Lefebvre lève le camp dès le matin et traverse le Danube. Mais au lieu de monter sur Ratisbonne, la division descend sur Deggendorf.

Le jour se lève. Charles enrage. Davout à profiter de la nuit pour s’échapper. Le Ve corps de Louis arrive à 10h sur l'aile Sud, le flanc droit de Davout s’il avait combattu. Il y a maintenant près de 90 000 autrichiens sur le champs de bataille mais aucun français. La longue colonne se met en marche. La cavalerie du IVe investit Straubing. Il est clair que Davout s’est replié sur Rastibonne et la 3e division de Lefbvre a traversé le Danube. La marche ça creuse. Les 96 000 autrichiens font bivouac, il est 14h.

Didier (Charles + IIIe + IVe) et Michael (Ve) en briefing à l'Est de Straubing ; à la faveur de la nuit, Davout vient de leur échapper :



Le reste du corps de Lefebvre (1 & 2 division et la cavalerie) remonte vers Abensberg. Il est content, l’autrichien semble ne pas le suivre et de plus il reçoit enfin un message lui annonçant l’arrivée de Vandame. Et en effet à la fin de la journée les premiers éléments du VIIIe corps dirigé par Vandame prennent pied à la croisé des chemins au sud d’Abensberg.

Vandame à Davout écrit le 18/04 à 5h, remis le 18/04 à 14h : "Monsieur le Maréchal, Je me mets en route pour le croisement au sud d'Abensberg que j'atteindrai pour le déjeuner. Oudinot m'informe que l'ennemi tient fortement Munich, qu'en est il au nord ?"

Kollowrath (IIe) et Hiller (Vie) après une bonne victoire comme celle da la veille préfèrent se reposer. Et puis même s’ils aiment bien combattre ensemble, il y a une chose dont ils ont horreur c’est le froid. Et ce matin du 18 avril il fait froid. Ils décident donc avant de donner l’ordre de marche d’attendre que le soleil réchauffe un peu tout ça. A 12h, après un bon repas et 24h de pêche à l’écrevisse pour 60 000 autrichiens, le camp est levé. Mais pas de poursuite du français qui file vers le nord, le IIe et le VIe marche plein ouest en direction de Pfaffenhofen

Le bal est ouvert : c’est valse autrichienne au programme.
1) Le IIe corps autrichien croise en fin d’après midi la tête de colonne de la cavalerie du corps de réserve de Lichenstein au nord-est de Moosburg.
2) Le VI fait la même rencontre avec la division Rohan (Lichenstein ) au nord-ouest de Moonsburg.
3) la cavalerie du Ve (qui se trouve à Straubing) sans ordre décide de passer la journée à Moosburg, sur la rive sud. Plusieurs patrouilles françaises passent et font coucou.

Masséna vient d’arriver à Pfaffenhofen au petit matin et marche le plus rapidement possible pour se retrouver à Freising en début d’après midi.

Oudinot à Masséna (écrit à 16h, transmis à 23h le 18/04) : "Où etes vous ? Pas de nouvelles de Freising et Moosburg malgré patrouilles"

A Munich Bellegarde et Oudinot sont face à face, chacun léchant ses plaies et rongeant son frein.

19 avril

La 3e division du VIIe de Lefebvre traverse le Danube à Deggendorf et va tenter de détruire le premier pont rencontré sur l’Isard (aussi appeler syndrome 7e compagnie).

Le IIIe, au nord du Danube, remonte le fleuve en direction de Rastibonne.

A 5 km à l’Est de Rastibonne, le IVe (Rosenberg) et le Ve (Louis) arrivent au contact de Davout. Personne engage le combat, on se tient à distance respectueuse. On observe, on attend.

Ca sent la poudre, le IIe (Kollowrath ) remonte au plus vite vers Abensberg. En fin de journée il accroche les fuyards des 1e et 2e divisions de Lefbvre. Le combat s’engage à 19h et prend fin à la tombée de la nuit. En face de lui, derrière les fuyards, se trouve Vandame mais Kollowrath ne le sait pas encore.

Napoléon à Davout écrit le 19/04 à 18h, remis le 19/04 à 23h : "Monsieur le Maréchal, Concentrez-vous ! Je suis avec Vandame et Lefebvre ausud d'Abensberg et l'ennemi remonte vers nous depuis Landshut."

Le VIe prend la route Freising – Abensberge et remonte vers Absenberg précédée par la cavalerie du Ve qui a quitté Moonsburg à 5h du matin.

D’ailleurs il était temps car Masséna arrive à Moonsburg à 9h. Il se trouve face à face avec la cavalerie du corps de réserve de Lichenstein qui vient du Nord. Le combat sera bref et sans espoir pour la cavalerie.

Oudinot a détaché la cavalerie du IIe corps pour aller détruire le pont de Freising (aussi appeler syndrome 7e compagnie). Et fait étrange la division Rohan du Ie corps de réserve de Lichenstein, venant du Nord, arrive à 13h à Freising, regarde faire la cavalerie d’Oudinot pendant 1h et repart d’où elle venait. Pas d’engagement.

A Munich Bellegarde et Oudinot sont face à face, chacun léchant ses plaies et rongeant son frein.

Nuit du 19 / 20 avril

Napoléon à Davout écrit le 20/04 à 00h, remis le 20/04 à 4h : "Monsieur le Maréchal, Je pars. Je serai à Ratisbonne à 9h avec 15 000 hommes."

Vandame lève le camp et marche sur Rastibone. Il arrivera à 9h. Il laisse face au IIe autrichien la cavalerie Wurtembourgeoise. Elle a pour mission de mener des combats d’arrière garde afin de ralentir le IIe.

20 avril

La 3e division du VIIe de Lefbvre continue à longer l’Isar et arrive à Landau. Elle va tenter de détruire le premier pont rencontré sur l’Isard (aussi appeler syndrome 7e compagnie).

Au petit matin Davout monte à l'assaut et engage les deux corps autrichiens (IV et V) dirigé par Charles. Le IIIe de l'autre côté du Danube assiste impuissant au combat.

Skytrousers (Davout) :



Les résultats sont incertains. Personne ne prend le dessus.

Mais Vandame arrive à 9h à Rastibonne et se met à marcher au son du canon. A 11h Vandame à la tête du VIIIe corps arrive sur le champs de bataille et engage la première division dès son arrivée. Une surprise attend Davout, car avec ses renforts arrive aussi l'Empereur. Davout prend le commandement de l'aile gauche, Napoleon le centre.
A 19h l'ensemble de l'armée autrichienne est démoraliséel. A 21h la poursuite ne laisse plus guère d'espoir à Charles pour conquérir la Bavière.

L'autrichien a raté sa concentration pour le combat décisif. Le IIIe est au nord du Danube marchant sur Ratisbonne, le IIe gère des combats d'arrière garde à Abensberg et ne peut se porter au secours de Charles. Le Ier est coincé à Munich face à Oudinot et Masséna n’est pas loin. Le IIe de réserve doit arriver le 21 au nord de Rastibonne en passant par la Bohème.


Un arbitre pris en flague en train de bouquiner les règles :



Le debrief de fin : Serge (Napo, Masséna, Vandame), Vince (Bellegarde, Lischenstein), Alex (Kollowrath, Hiller), Skytrousers (Davout), Laverdure (Oudinot & Lefebvre)



Merci à tous !!

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2 [archi] Vol de l'Aigle - Friedland 1807 le Mar 2 Sep 2008 - 20:34

Friedland 1807

Pour la deuxième année consécutive a été organisée le 10 juin 2007 par Championnet Figurines & Jeux une partie du Vol de l’Aigle. Le jeu a débuté à 10h et pris fin à 18h.

Le scénario retenu : 1807 - Friedland.

La partie a réuni 8 participants (3 défections de dernière minute ayant plombé un peu la répartition des rôles) :

o 2 arbitres : Arnaud & Eric
o 3 français : Armand, Christophe, Kei (initialement 5 joueurs de prévu)
o 3 russes : gdaudin, Telenko, rpmcordier (initialement 4 joueurs de prévu)

Les français

Le camp français réunissait des vieux grognards (suite à un tirage au sort) qui sortaient juste d’une partie de 9 mois en ligne sur le scénario 1806 et Armand arbitra la partie précédente de CFJ.

Kei (Napoléon, Davout, Bessières), Armand (Masséna, Mortier, Ney), Christophe (Soult, Bernadotte, Lannes)

Les russes

gdaudin (Bagration et une partie de la réserve de Tolstoï), rpmcordier (Benningsen), Telenko (Lestocq et une partie de la réserve de Tolstoï)

5 juin 1807

L’été approche, la journée s’annonce radieuse pour le russe, en effet il pleut. De longues journées (3h-22h) de marche attendent les deux armées.

Le russe est retranché à Heilsberg.

Le déploiement français est le suivant :

* IVe corps (Soult) : Braunsberg
* Ie corps (Bernadotte) : à l’ouest d’Elbing
* Réserve (Lannes) : Preuss Holland
* IIIe corps (Davout et Napoléon) : Guttstatd
* Garde (Bessières) : au sud d’Allenstein
* Réserve de cavalerie (Murat) : Gilgenburg
* VIIIe corps (Mortier) : Janow
* VI corps (Ney) : Prasnitz (au nord de Varsovie)
* Ve corps (Masséna) : Varsovie

A 3h du matin au levée du jour, tandis que Bernadote remonte sur Koeningsberg, l’ensemble de l’armée française se met en marche. Le but est la concentration à Guttsadt où se trouve déjà Napoléon et Davout avec le IIIe corps. Masséna stationné à Varsovie est le plus éloigné du dispositif.

De son côté le russe quitte son camp retranché de Heilsberg et se redéploie afin de marcher vers le sud. Lestoc est à Eylau et marche sud ouest vers Landsberg sur la route parallèle à Heilsberg. Mais dès 6h du matin les cosaques sous les ordres de Platov entre au contact d'une division de Davout.

Message de Benningsen à Bagration (écrit le 05/06 à 6h, remis à 7h) : « A 6h, Platov a rencontré un dispositif ennemi à Guttsadt (au moins 1 corps). L’ennemi semble se mettre en ordre de bataille. Je refuse l’engagement mais entends défendre la forêt entre Guttstadt et Heilsberg. Pouvez vous me rejoindre ? Que faisons nous ?".

Tandis que Lestocq doit faire diversion, l’armée russe se repositionne pour marcher sur Gusttadt.

Message de Bagration à Lestocq (écrit le 05/06 à 7h, remis à 11h) : « Allons nous concentrer pour faire a priori un jour de bataille. Agitez vous pour inquiéter le français (éventuellement, faites mouvement offensif). »

Le français fait le gros dos tandis que le russe se réorganise mais l’armée est très lente et la journée ne suffira pas à Benningsen pour mettre son dispositif en place.

Message de Napoléon à Mortier (écrit le 05/06 à 12h, remis à 20h) : « Monsieur le Maréchal, apprenez qu’un élément important de cavalerie russe stationne depuis 6h à 4 km de Gusttadt et observe. Un autre élément de cavalerie a été repéré au lac postionné à l’Est de Gusstadt. Je m’attends à une confrontation ennemie organisée. »

06 juin 1807

Au nord, les premières patrouilles envoyées par Soult (IVe corps) au petit matin se sont retrouvées très vite face à une présence russe. C’est Lestocq qui descend d’Eylau. Soult est décidé de bloquer l’avancée prussienne à Wormditt.

Pendant ce temps l’armée française converge vers Gudstadtt. C’est maintenant la Garde qui est sur place tandis qu’au loin on commence à apercevoir la colonne de cavalerie de Murat arrivant du sud.

A 12h, le combat s’engage. L’ensemble de l’armée russe est présent, à part Lestocq et la réserve.
Napoléon n’est pas là, il vient de partir à la rencontre de Soult qui se trouve à Elditten pour une réunion d’Etat Major.

Le russe est confiant. Bernningsen est là à la tête de Platov, Sacken, Lvov, Uvarov, Doctorov, Essen, et la réserve d’artillerie soit 38 000 hommes. Sur le flanc Est, Bagration a avec lui Markov, Ostermann, Constantin et Gallitzin soit aussi 38 000 hommes. C’est donc 76 000 russes qui seront engagés dans la mêlée, en face le corps de Davout qui s’étire sur la route entre Guttsdat et Elditten et la Garde au sud de Guttstadt.
Etant donné la lenteur des manœuvres russe, le français a eu le temps de se positionner pour profiter au mieux des avantages du terrain. Guttstadt est au centre, et les deux ailes sont coupées par une rivière à l’avantage du français.

La bataille débute. Le russe à l’avantage du nombre au début mais petit à petit des unités de la Garde sont engagées surtout sur l’aile Est mettant en difficulté Bagration. Et au milieu de l’après midi la situation se retourne en défaveur du russe ; Napoléon, prévenu lors de sa réunion d’Etat Major du combat, est de retour accompagné de Lannes ; les premiers éléments de la réserve de cavalerie arrivent et sont de suite engagés dans le combat.

Napoléon, Davout, Bessières, Lannes et Murat sont là, le russe est en péril. A 20h l’aile Est casse au moral. Pris de flanc, le russe à la fin de la journée résiste toujours et tient le champs de bataille.
Mais à la nuit tombée (22h), même si le russe est resté sur le champs de bataille face au français, la bataille est perdue.

Message de Benningsen à Lestocq (écrit le 06/06 à 22h, remis à 2h) : « Bataille perdue face à Garde Impérial, Lannes, Davout et Réserve de cavalerie. Perte de 7000h contre 5000 français. Retraite vers Heilsberg puis Ratensberg pour réorganiser (3 divisions mises en déroute). De votre côté revenez sur Eylau. Je garde Somov pour couvrir Heilsberg. »

Message de Napoléon à Mortier (écrit le 06/06 à 22h, remis à 6h) : « Nous venons de remporter une victoire sur Guttsdat ; le 7 juin sera voué au repos et à la poursuite. »


Au soir de la bataille Lannes et Napoléon préparent la poursuite du lendemain.

Nuit du 06 / 07 juin

Au cours de la nuit l’armée russe se replie vers le nord soit par la route, soit à travers champs.

Mais la marche est laborieuse et les soldats russes très lents. Le jour se lève alors que des unités russes sont encore autour de Guttsadt.

07 juin

Murat à la tête de la réserve de cavalerie lance la poursuite. Les 3 000 cavaliers de la Garde sous les ordre de Constantin tentent de protéger la retraite. Mais au bout de 4h et après avoir perdu ses 3000 cavaliers, le corps casse au moral et c’est la déroute laissant toute liberté aux cavaliers de Murat de sabrer une arrière garde russe complètement démoralisée.

La saignée est terrible et la Garde russe est détruite. Murat peut à loisir poursuivre les restes de l’arrière garde russe toute la journée. La partie s’arrête là.

Avec les photos : http://www.histoire.ouvaton.org/spip.php?article103

Commentaires de l'arbitre


Les français aguerris par une partie de 9 mois par correspondance ont regretté le manque de joueurs dans leur camp pour simuler les difficultés de coordination.

Le russe alors qu'il est au maximum de sa puissance n'entrevoit aucun moyen de prendre l'ascendance sur le français donc pour lui le sentiment que quoiqu'il arrive la victoire est impossible (surtout face à la Garde).

Nous n'avons pu faire que 2 jours 1/2 de jeu (c'est long des journée de 19h !) avec une carte immense (1 cm = 10 km à mettre en perspective avec 1 cm = 4 km pour la Bavière), donc un sentiment d'inachevé.

Donc les remarques : plus de joueurs, plus de temps (donc jeu par correspndance), une aire de jeu plus petite, un set-up plus libre quitte à commencer plus tôt.

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3 Re: [archi] Vol de l'Aigle le Mar 2 Sep 2008 - 20:37

Kraakstorm a écrit:Nota Bene de la part du Davout-Napoléon que j'étais face à un Guillaume exalté par tant de troupe.

Les Français ont gagnés pour diverses raisons :
- Tous les joueurs cotés français avaient déjà connu l'épreuve du feu (du Vol de l'aigle) Wink
- Le français a été attaqué alors qu'il s'attendait à être attaqué. Donc, l'ensemble des corps proches ont été coordonnées pour leur mouvement.. Je me suis meme permis le luxe d'aller à quelques km de la bataille pour discuter directement avec Lannes.
- Guttstadt était le point de concentration voulu dès le début de la campagne par l'Empereur. (ouf.. attention les chevilles Wink ).
- Le coté français était en défense derrière une rivière ou protégé dans Guttstadt.
- J'avais personnellement déjà connu une bataille (Schleitz en 1806) qui m'avait permis de comprendre les mécanismes du jeu.

Je suis d'accord avec Didier. Guillaume s'est retrouvé comme un prussien en 1806 :
- Trop confiant dans l'importance de ses forces.
- Un français pas assez fatigué (il faut le faire courir pendant que les russo-prussiens reculent)
- Frappant au coeur du dispositif français (comme à Saalfeld et à Schleitz historiquement).
- Pas assez aguerri par des campagnes précédentes et donc faute de choix et de décision normal.

Attention, Guillaume, il ne s'agit nullement d'une attaque personnelle. Je pense qu'ayant été à ta place sans connaitre les mécanismes du jeu, j'aurai été particulièrement confiant.
Tu as perdu la bataille uniquement parceque tu ne savais pas comment gérer ta retraite. En effet, si Platov s'était ménagé en réserve, il aurait pu faire correctement face à la poursuite de Murat.
Durant toute la bataille de Guttstadt, j'ai économisé mes forces, ce qui m'a donné la possibilité de vous faire croire que vous étiez plus nombreux (globalement vrai mais pas tant que cela) et ce qui m'a permis d'avoir du sang frais et du moral sur la fin de la journée.

D'ailleurs, personnellement, bien qu'ayant poursuivi tes forces, j'estime avoir perdu la bataille car mes forces sont exténués, la Garde a pris très chère en morale et j'ai été incapable de te poursuivre après la bataille du fait de la nuit, ce qui ressemble particulièrment à Eylau Wink . Et je déteste les victoires à la Pyrhus qui ne mènent qu'à la défaite stratégique et opérationnelle.

Je serai donc heureux d'arbitrer la prochaine partie et j'aurai hate de jouer une partie du coté non-français pour mettre en application mes idées contre le français.

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4 Re: [archi] Vol de l'Aigle le Mar 2 Sep 2008 - 22:17

Très intéressant... Ça c'est un jeu qui m'intrigue bien le Vol de l'aigle
Ça doit marcher très bien par correspondance non ?

Desaix

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5 Re: [archi] Vol de l'Aigle le Mar 2 Sep 2008 - 22:37

Le jeu est parfait en correspondance car il gomme certains défauts du jeu (attente des joueurs dans la résolution des ordres et surtout des combats).
J'ai arbitré une partie de septembre à juin sur la campagne de Prusse : http://1806.fr-bb.com/. Un très bon souvenir d'arbitrage pour moi.

D'ici peu je vais mettre en route Eylau. Sachant que la campagne de Russie est plus difficile à jouer.
J'ai arbitré Friedland en présentiel et joué Pulstuk en correspondance, et les deux campagnes ne m'ont pas complètement satisfaites.

Mon "rêve" est de pouvoir me faire Boulogne/Autriche en correspondance et Austerlitz en présentiel. Mais pour cela il faut attendre le volume 2 du Vol de l'Aigle.

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6 Re: [archi] Vol de l'Aigle le Mer 3 Sep 2008 - 0:31

si ça t'interesse de voir ce que donne une campagne de baviere 1800 (scenario fait par le MJ mais avec les regles du vol de l'aigle) va voir la Smile
http://ludis-universalis.forumactif.fr
la partie c'est les franco en baviere et moi je suis le général lecourbe. le forum n'héberge que des parties, le gros des discussions (et plein d'autre trucs) c'est ici
http://levdf.frenchboard.com/

j'ai fait aussi une partie de iena au commande du corps de bernadotte mais j'ai plus l'adresse du forum ou on aviat déporté ça (à l'origine on squattait le forum de paradox, la boite de europa universalis le jeu PC et on aviat pas le droit de s'étaler partout, on a gardé le forum déporté pour les parties elle même, c'est plus clean Smile)

c'est nikel à faire en forum interposé Smile

edit : d'ailleurs si vous avez besoin de forums pour une partie hesitez pas, je crée juste les sections place des mods et apres vous êtes libres de faire joujou, peu importe le jeu, c'est comme vous voulez, c'est un forum pour parties donc faut pas hésiter, il est la expres pour ça Smile

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