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CR 1806: Rossbach Avenged

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1 CR 1806: Rossbach Avenged le Ven 16 Jan 2009 - 22:23

Iéna-Auerstadt, le système Six Days, une carte magnifique au format double et des soirées à tuer, le contexte est séduisant et je me lance dans la campagne après un galop de familiarisation. Je prends la série à rebours puisque Seven Days of 1809 est passé avant, mais au moins on peut juger de la continuité des productions de K. Zucker. La carte sur fond simili-parcheminé me semble plus agréable à l'oeil et la jonction entre les portions nord et sud est quasi-parfaite. Les pions sont très similaires de par le design et les informations qu'ils montrent, avec le verso représentant les drapeaux nationaux (on note d'ailleurs pour le drapeau français le changement de modèle règlementaire d'un jeu à l'autre) pour le brouillard de guerre.
J'ai zappé complètement le livret de règles pour la version 1.06/1.10 qui reprend celle de 1809. Il n'y a pas de différence gênante, mais on remarque tout de même une ligne de ravitaillement doublée entre une unité et un train de bagage et le maintien de la marche au son du canon. La transition entre les deux jeux est donc très aisée. Le seul hic sérieux que je reprocherais est les quelques errata affectant directement certains pions, ce qui fait un peu brouillon, mais la qualité du matériel et du système de jeu est telle que ça ne mérite pas la pendaison. Sur un plan personnel, je retrouve mes incertitudes passées, notamment sur le mouvement en road march (élimine-t-il les autres modificateurs de PM?).

Le setup se fait via deux aides de jeu, l'arrivée des renforts étant indiquée sur la page de décompte des tours. Il est donc facilement possible de raccourcir la campagne en choisissant un jour de départ ultérieur au 8 octobre. Au début du jeu, selon la campagne historique, les unités françaises entrent sur la carte (8 en après-midi) en respectant les colonnes de marches ordonnées par Napoléon tandis que deux corps prussiens sont en veille près de la Saale.

8 octobre
L'avant garde française composée de quelques divisions de cavalerie menées par Murat entre sur le théatre des opérations. Le premier corps de Bernadotte arrive en soirée et se porte sur la Saale à Saalburg. L'interception des avant-postes prussiens semble possible. En effet, la brigade de Bila se replie vers Zezschwitz dont le deuxième corps prend position dans Kahla, sur la rive nord de la Saale, mais la division de Tauenzien attend dans Gepell. Le troisième corps mené par Hohenlohe reste en faction autour de Rudolstadt.

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2 Re: CR 1806: Rossbach Avenged le Dim 18 Jan 2009 - 21:57

9 octobre

Murat s'avance vers Orlamunde, le pont le plus proche non gardé par les prussiens, entre les deuxième et troisième corps. Bernadotte le suit, longeant la Saale. Hohenlohe détache alors la division Grawert et la brigade Holzendorf pour bloquer l'ambition française. La suite de la colonne centrale de l'armée de Napoléon entre en jeu, l'Empereur suivi de près par Davout, marchant sur les traces du premier corps. L'aile droite arrive également à pied d'oeuvre, en commençant par le quatrième corps de Soult, qui arrive à proximité des avant-postes prussiens complètement indécis. Soult évite soigneusement le combat afin de rassembler ses unités.
Le gros de l'armée prussienne arrive par l'ouest, le premier corps de Brünswick accompagné du corps de réserve avance en colonnes de marche sur l'Ilm afin de la traverser le plus rapidement possible.

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3 Re: CR 1806: Rossbach Avenged le Lun 19 Jan 2009 - 3:12

10 octobre

Alors qu'il avait repris une formation plus appropriée aux combats en matinée, le corps de Bernadotte reprend la route avec la cavalerie de Murat vers le nord en après-midi. Ce dernier franchit la Saale près de Iéna et se déploie pour assurer la position en attendant les piétons du premier corps. Napoléon voit ici une opportunité de prendre pied du côté prussien de la rivière avec des forces respectables, mais sous-estime la capacité de mouvement de Brünswick. En effet, ce dernier arrive à temps pour fortifier la ville et placer des unités du premier corps en position défensive. Il est suivi de près par les unités de réserve.



L'aile gauche de l'armée française fait finalement son apparition et se dirige vers Blankenburg en passant par Saalfeld. Il attaque la brigade de cavalerie Pelet laissée seule en défense du pont mais la défense héroïque des prussiens lui coûte sa deuxième division d'infanterie. La voie est libre mais le cinquième corps encaisse difficilement le montant du péage. La situation empire encore lorsque les prussiens défendant le pont de Schwarza, le mors aux dents, franchissent la rivière et exterminent la brigade de cavalerie Treilhard. Hohenlohe saisit l'occasion de briller et se porte au front pour achever le travail.



Avec les prussiens renforçant leurs positions au nord, Davout décide de bifurquer à l'ouest et d'attaquer les unités du troisième corps maintenant isolées à Orlamunde.

A l'est, Soult décide de faire sauter le bouchon formé par les unités avancées du deuxième corps prussien afin de libérer la route pour ses troupes et celles de Ney qui se rapprochent. Les prussiens reculent sans toutefois faiblir.



La bonne nouvelle de la journée pour les prussiens est l'entrée en campagne du sixième corps de Württemberg qui a pour ordre de rallier Iéna le plus vite possible. Il se trouve déjà sur l'Ilm en fin de journée.

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4 Re: CR 1806: Rossbach Avenged le Lun 19 Jan 2009 - 12:20

Un vrai cours historique, merci !

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5 Re: CR 1806: Rossbach Avenged le Lun 19 Jan 2009 - 15:58

Merci pour l'encouragement! Smile Malheureusement, côté historique c'est déjà plié... Mon utilisation envisagée de Davout comme bélier va se montrer très coûteuse en hommes (mon dé attire les Ex même à 4:1, alors il va falloir que j'apprenne à utiliser mon ponton très rapidement). Résultat: Auerstädt n'aura pas lieu. L'affrontement Bernadotte/Murat/Napi-Brünswick sera riche en enseignements sur le jeu. Pour finir, Wurtemberg n'a jamais été activé, mais le jeu laisse cette possibilité sur un ou deux coups de dés et ça a fonctionné. Quoi qu'il advienne, ça pourrait être intéressant malgré tout.

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6 Re: CR 1806: Rossbach Avenged le Mar 20 Jan 2009 - 0:13

CR trés intéréssant, merci.

C'est une partie en solo je pense? le jeu s'y prete bien?

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7 Re: CR 1806: Rossbach Avenged le Mar 20 Jan 2009 - 0:22

En effet, c'est un petit plaisir solitaire jocolor Mécaniquement le jeu s'y prête très bien, mais l'esprit original est de jouer avec les pions retournés pour simuler en partie le brouillard de guerre. Les unités ne sont dévoilées que lorsque des conditions de proximité sont remplies. On peut donc profiter du déploiement de vedettes pour sonder l'ennemi ou le leurrer.

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8 Re: CR 1806: Rossbach Avenged le Mer 21 Jan 2009 - 20:54

11 octobre

Lannes se retranche en matinée dans Blankenburg, mais Hohenlohe l'attaque sur deux bords. Le résultat est sans appel, Lannes ne peut que se sauver sur Saalfeld pour tenter de reconstituer son Vème corps. Il temporise quelque peu après avoir réorganisé les divisions Suchet et Gazan, tandis que les dernières unités de l'aile gauche menées par Augereau le rejoignent en soirée. Profitant de l'arrivée sur place de Rüchel, Hohenlohe emmène le IIIème corps au nord pour renforcer ses positions face à Davout. Lannes tente de frapper avant que la concentration ne soit effective mais glisse sur le pas de porte et perd Gazan définitivement. Rüchel se contente alors d'une position défensive derrière les ponts.



Davout poursuit ses projets de débarquement en plaçant son unité de génie en position pour déployer le ponton. Débarrassé de Lannes et inquiet de l'efficacité de Zezschwitz, Hohenlohe descend le long de la rivière pour se placer en face du IIIème corps français.



Continuant la poursuite des unités-écrans prussiennes, Soult finit par faire sauter le bouchon après avoir encerclé Bila et Tauenzien en soirée. La route d'Iéna est maintenant libre pour les IVème et VIème corps.

Dans la région de Iéna, le combat est intense. Bernadotte bien installé à l'entrée sud de la ville, l'Empereur emmène le reste du Ier corps à l'entrée est. Murat et sa cavalerie font écran devant Bernadotte afin de leur gagner du temps. Brünswick l'attaque, le forçant à se replier contre le Ier corps. Il n'y a plus de zone tampon ni de deuxième chance. Dos à la rivière, les français doivent prendre Iéna maintenant ou perdre gros. L'Empereur mène l'assaut en fin de journée mais ne peut briser significativement les positions ennemies. Wurttemburg n'ose pas combler le vide laissé dans la ville et c'est Kalkreuth qui l'investit avec les unités de réserve. Pendant ce temps, Brünswick a condamné la cavalerie de Murat à un dernier effort héroïque, et l'écrase une fois pour toute contre la Saale, laissant Murat s'échapper de justesse. Bernadotte est maintenant coincé et son salut réside dans un second assaut à tenter au lever du soleil.



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9 Re: CR 1806: Rossbach Avenged le Jeu 22 Jan 2009 - 22:04

12 octobre

Lannes porte une nouvelle attaque en matinée sur le IVème corps prussien sans attendre qu'Augereau soit positionné. Malgré un rapport de forces favorable, il doit reculer. Il repart au front en après-midi et nettoie la place mais perd la division Desjardins. A force d'échecs, les deux corps français décident de contourner la rivière sur Blankenburg pour attaquer les prussiens de front. Le corps de Rüchel peut se féliciter de tenir aussi facilement les français en échec.



Murat et Bernadotte refusent de se laisser pièger aux portes de Iéna et tente une percée en attaquant Schmettau. La parité des forces en fait un coup de poker mais les deux camps bluffent et perdent. Les forces de Bernadotte sont exsangues et Brünswick donne le coup de grâce, se rendant maître de la rive ouest de la rivière. Bernadotte parvient à réorganiser les survivants en soirée. Murat fonce vers le sud prendre en main les dernières divisions de cavalerie qui formaient l'arrière-garde de l'armée française.



Voyant ses espoirs d'entrer dans Iéna réduit à néant, l'Empereur ne tarde pas à rejoindre Davout pour supporter son effort de traversée. Le IIIème corps déploie son pont de bateaux, aussitôt franchi par la division Friant. Elle est repoussée par les unités de Hohenlohe en faction sur l'autre rive de la Saale. Avec l'appui des forces de Soult, un nouvel assaut est lancé et entame la résistance prussienne. Malheureusement il n'y a toujours pas d'unité française sur la rive opposée! Hohenlohe en profite pour resserrer les rangs.



Hé bien... Cette campagne est une catastrophe. Les corps de Hohenlohe et de Brünswick sont bien garnis et les battre en franchissant un pont est une gageure si le hasard n'est pas complaisant. Si je récapitule les événements depuis le début du jeu, la partie s'est montrée fort intéressante. Les premiers corps français entrés peuvent monter rapidement au nord et laisser planer l'incertitude quant à l'endroit où ils porteront la première attaque. En face, seul Hohenlohe peut offrir une certaine résistance en début de partie, et il peut couvrir le mouvement français lors des premiers tours. Brünswick arrivant plus tard et par l'ouest, il ne peut pas traîner en route mais conserve la possibilité de bifurquer assez vite pour soutenir soit le sud soit le nord. J'explique mon échec avec les français sur Iéna par plusieurs points:
- l'entrée de Wurttemberg est aléatoire et non-historique. Faible d'initiative, il suffit de le faire progresser sous ordre de marche pour le placer, puis de croiser les doigts pour l'activer. Jusque là il n'a servi à rien! Une fois sur Iéna (sa destination), je n'ai pas pu l'activer une seule fois. Mais c'est une présence supplémentaire pour indenter les forces françaises.
- j'ai décidé de garder le corps de réserve sous le commandement de Brünswick. Sans sa présence, le Ier corps n'aurait pas pu se masser aussi fortement contre Bernadotte, et Iéna était prise au tour suivant le premier assaut.
- la calvaire a duré aussi longtemps grâce à la présence tampon de Murat uniquement. Cependant, vue l'ampleur de l'échec en fin de compte, il aurait été souhaitable de ne pas le retarder et de décider d'envoyer Napoléon à Davout plus tôt, afin de rencontrer moins de résistance de la part de Hohenlohe.
- les prussiens ont pu tenir les ponts au sud jusqu'à l'arrivée de Rüchel et libérer Hohenlohe pour couvrir l'arrivée de Davout. Si le IIIème corps avait dû rester près de Saalfeld, le corps de réserve aurait dû quitter Brünswick pour affronter Davout. Autonome, ce corps est peu mobile de nouveau à cause de la faible initiative de Kalreuth.

Cette partie est seulement ma seconde approche de la campagne. J'ai l'impression qu'une rencontre armée sur Iéna est inévitable. C'est une course assez bien équilibrée entre Brünswick et Bernadotte et le challenge repose sur l'ordre de marche des unités afin de ne pas piétiner une fois à pied d'oeuvre. Avec une attaque au sud suffisamment convaincante pour mobiliser Hohenlohe, la défense de la partie centrale de la Saale est laissée aux seules mains de corps capables mais à faible initiative (IIème et réserve) dont un Davout ne devrait faire qu'une seule bouchée...

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10 Re: CR 1806: Rossbach Avenged le Jeu 22 Jan 2009 - 22:58

Très interessant CR. merci Xavier.

Cela me donne envie d'essayer ce jeu (que j'ai mais ...).

Quelles sont les conditions de victoires pour cette campagne ?

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11 Re: CR 1806: Rossbach Avenged le Ven 23 Jan 2009 - 1:02

Il n' y a pas de condition a proprement parler, en tout cas dans le sens de prendre une zone géographique ou tuer un officier donné, pour la bonne raison qu'il n'y a pas d'objectif précis. Il faut jouer en se plaçant dans le contexte historique avec les contraintes du terrain. A priori la zone de jeu fut celle où incidemment il y a eu des combats, mais la finalité n'était ni de prendre Iéna, ni Auerstadt. M. Zucker insiste assez dans les deux jeux que j'ai essayés sur le fait que ce n'est pas une partie de Blood Bowl, mais qu'il faut tenter de saisir la finesse de la situation puis de la gérer. Heureusement que les suppléments historiques au livret de règles donnent une bonne idée de la motivation globale de la campagne en général, et des spécificités des combats historiques en particulier. Il faut donc "comprendre" la situation avant de s'y jeter, et j'avoue que je trouve l'exercice un peu compliqué sans lire au sujet de la campagne.

La victoire se décide en comparant les points de victoire de chaque camp, donnés par:
- le ratio de points de force éliminés France/Prusse pour le français
- le total de points de force perdus pour le prussien
- le nombre de corps d'armée démoralisés (malus)
- le nombre de points de ravitaillement maîtrisés (bonus)
- les trains de ravitaillement pris (de mémoire...)
- les souverains capturés pour le français
Il y alors une échelle de magnitude (victoire décisive, marginale,...). La seule condition immédiate de victoire concerne le prussien et est la capture de Napoléon.

La simple lecture des tables de distribution des PV suffit à faire comprendre que le jeu du prussien est de limiter au maximum ses pertes, donc de frustrer au maximum le français, de choisir son moment et de gérer sa défense. S'il applique une tactique gung ho il n'a rien à espérer du verdict final grâce aux meilleurs officiers français et à leur moral plus résistant. Dans ce jeu, les positions séparées par les rivières facilite le choix d'une tactique prussienne, ce que j'avoue ne pas avoir saisi dans Seven Days of 1809.

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12 Re: CR 1806: Rossbach Avenged le Mar 27 Jan 2009 - 21:26

13 octobre

Les restes des Vème et VIIème corps se concentrent sur le IVème prussien. Une attaque matinale fait reculer Blücher et Rüchel. Ceux-ci contre attaquent et repoussent Lannes. Celui-ci et Augereau repartent à la charge, gagnent du terrain mais Blücher parvient à mettre la division Heudelet hors de combat en après-midi. Augereau prend alors le large pour rassembler ses hommes. Murat a amené sa cavalerie en renfort mais le terrain boisé sera un handicap pour faire évoluer ses forces.



Napoléon parvient à poser le pied sur la rive nord de la Saale, bousculant le IIIème corps prussien au point que Hohenlohe doit se regrouper sur Orlamunde. Schimmelpfenig déploit ses vedettes pour faire office d'écran et donner un peu de temps à Brünswick. Ce dernier fait route vers le front principal accompagné du corps de réserve, tandis que Wurttemberg couvre Iéna. Si la synchronisation des armées est bonne, Hohenlohe pourra continuer d'empêcher la traversée de Davout pendant que Napoléon et Soult seront occupés à gérer deux fronts. L'Empereur met la brigade Cerrini en fuite et garde Hohenlohe sous pression. Il voit cependant la division St Hilaire se désorganiser devant lui mais ne peut se permettre de la remettre en état de combattre dans ce contexte.



Le succès du débarquement français provoque la mise en route de Ney sur Kahla, mais Bernadotte ne bronche pas. Il faudra un ordre de marche pour assurer sa mise en route au prochain lever du soleil.

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13 Re: CR 1806: Rossbach Avenged le Mer 28 Jan 2009 - 21:15

14 octobre

Alors que Murat renforce l'effectif français à Blankenburg, il faut attendre l'après midi pour qu'Augereau soit en mesure de réorganiser le VIIème corps. Le temps de remonter vers la cavalerie et le Vème corps, le Vème de Weimar est entré en jeu sur ses arrières. Rüchel se replace aux alentours de Rudolstadt.



Sur le front principal au matin, Napoléon, Soult et Davout mènent une attaque conjointe contre Hohenlohe, ce qui coûte au IIIème corps prussien la division Grawert. Le corps de Zezschwitz est le seul capable de tenter une contre-offensive, il attaque Soult. Ce dernier ne pouvant reculer, les unités sous son commandement sont une perte totale et lui-même est capturé. Hohenlohe et Brünswick attaquent au même moment l'Empereur et détruisent aussi la force française encerclée. Napoléon sauve sa peau et se réfugie auprès de Ney. Le VIème corps est en effet sur le point de traverser la Saale. Rapp, prenant les rênes du IVème laissés par Soult, réorganise les restes du corps et fait chemin en après-midi vers le pont de bateaux.

Brünswick détache la division Orange pour protéger l'accès à Kahle sous la menace directe de Bernadotte. L'Empereur et Ney franchissent la rivière et éliminent la brigade Irwing. Brünswick, Zezschwitz et la Garde prussienne réagissent rapidement et font reculer l'envahisseur. Ils profitent de ce répit pour dresser un nouveau rideau de cavalerie légère avant la tombée de la nuit. Ney détache la division Marcognet pour prêter main-forte à Bernadotte mais les français ne peuvent prendre Kahle. La Garde de Bessières prend la relève de Davout au pont, tandis que le IIIème corps français s'apprête à franchir la Saale.



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14 Re: CR 1806: Rossbach Avenged le Ven 30 Jan 2009 - 0:55

15 octobre

Lannes profite de ce que le corps d'augereau se soit requinqué pendant la nuit pour affronter Blücher. Le prussien est éparpillé et Rüchel ne réagit pas tout de suite. Les français le prennent alors à partie en après-midi et le font reculer. Devant cet élan vigoureux, les prussiens plient bagages. Weimar repart à l'ouest se réfugier dans Stadtilm et Rüchel marche au nord vers l'Ilm.



Davout et Rapp traversent sur les pas de Napoléon, qui nettoie les vedettes devant lui. Les prussiens tentent une attaque massive avec tous les corps d'armée en présence contre l'Empereur mais se font repousser malgré un avantage numérique intéressant. Cet échec signale le départ des Ier, IIème, IIIème corps et de la réserve vers Weimar, en repli ordonné.
Le Ier corps de Bernadotte tente toute la journée de franchir le pont de Kahle mais se fait repousser deux fois. Il faudra le départ du Prince d'Orange pour ouvrir la voie.



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15 Re: CR 1806: Rossbach Avenged le Jeu 19 Fév 2009 - 21:10

J'ai du retard dans mon compte-rendu, mais la partie est finie depuis quelque temps déjà!

16 octobre

Augereau et Murat sont en bonne position pour harceler le IVème corps prussien en mouvement et réussissent à indenter quelque peu ses forces. Néanmoins, le repli général se fait en bon ordre et sous couvert de vedettes. Les français sont suffisamment retardés pour permettre aux premières unités des Ier, IIIème et IVème corps de franchir l'Ilm en fin de matinée. Weimar pousse un peu au nord afin de combler l'espace laissé au sud des forces de Rüchel.

17 octobre

Toutes les unités valides prussiennes sont à couvert sur la rive ouest de l'Ilm. Brünswick et la réserve tiennent Weimar tandis que Hohenlohe et Zezschwitz gardent les ponts de la route de Blankenhain. Les unités françaises prennent toute la matinée pour préparer la traversée. En après-midi, le pont de bateaux du IIIème corps de Davout est déployé au sud de Weimar. Bernadotte est le premier à le franchir tandis que Brünswick prépare la réception. L'Empereur, Ney et Davout suivent en soirée et les nouveaux combats permettent aux français de maintenir leurs positions.

18 octobre

Lannes et la Garde Impériale se massent en arrière de Hohenlohe, avec deux ponts à traverser. Davout franchit la rivière en sens inverse afin de leur prêter main forte tandis que Ney frappe massivement. Coincé entre l'arbre et l'écorce, le gros du IIIème corps prussien se désintègre sous le choc. Le reste des unités françaises placées balayent la résistance et forcent un début de retrait prussien définitif.



Bilan des courses

Une vraie catastrophe pour les français! Le manque de réussite en début de campagne les a empêchés de mettre un pied définitivement sur la rive gauche de la Saale. Sans même parvenir à éroder la résistance prussienne, l'avant-garde n'a jamais été en position d'attirer l'ennemi et de dégarnir la protection des ponts. Choisir de contourner la rivière aurait été coûteux en temps de manoeuvre et difficile à rendre efficace. Idéalement, il aurait fallu créer une brêche et forcer deux fronts, mais c'est la tout l'échec de l'aile gauche. Mathématiquement, la comparaison des points de perte et le total des pertes prussiennes cloue le cercueil. Le sursaut français a eu lieu trop tard et fut trop faible...

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